LE NID
Vraiment, le seul parfait des bonheurs d'ici-bas, Tel que plus tard en vain l'homme aux cieux le réclame. Quand on était petit, avant le premier blâme, On l'eut, mais peu de temps et ne le sachant pas.
Heureux le dernier-né dont tu guides les pas, Mère; il possède en toi le meilleur de la femme; Nul désir n'ouvre encor l'infini dans son àme, Et tout l'enfant blotti se cache entre tes bras.
Plus heureux les oiseaux, car ils ne croissent guère! Un nid peut contenir, devenus père et mère, Les roitelets qu'il vit cclore l'an passé;
Mais l'homme, dès qu'il est assez grand pour connaiire, Sur le sein maternel ne tient plus embrassé, Et ne sent plus l'amour environner son être