‹ La chanson de l'enfantChapitre 2 sur 58 · L'ÉDITEUR · texte numérisé non relu

L'ÉDITEUR

Avertissement de l'cditeur.

qu'elle obtint auprès du public a été provoqué et soutenu par les critiques.

— u ... Une nouvelle poésie vient de naître. arrivant aux plus grands effets par des moyens très simples .. » Tels sont les termes de généreux enthousiasme avec lesquels un poète, qui est un maître, M. André Umoyne, annonçait la Chanson de l'Enfant. // signalait ainsi comme un événement, après le règne des poètes recherchés et bigarres, le retour à la simplicité, donnant en exemple cette Légende du chevrier (i), qu'après d'autres M. Jean Aicard a su reprendre et s'approprier.

M. André Lemoyne rappelait aussi, à propos Juco.te intitulé le Rouge-Gorge (2), comment l'illustre auteur de l'Oiseau, Jules Michelet, avait exprimé le regret que le rouge-gorge n'ait pas eu son poète attitré, et il ajoutait :« Le poète est venu, » montrant par ces rnots qu'il pénétrait bien l'amour de ce poète pour les êtres de la nature, et sa scrupuleuse attention à tes observer.

Avertissement de V éditeur

deux qualités qui d'ailleurs appartiennent en commun au poète et à l'enfant même.

M. Armand de Pontmartin fait particulièrement ressortir dans un chapitre des Nouveaux Samedis, et les critiques en général se sont accordés à dire que M. Jean Aicard a parlé des enfants d'une manière originale après Victor Hugo; mais nous ne voyons pat qu'on ait dit pourquoi? C'est qu'il a parlé, non pas comme père, mais comme enfant. Il s'est souvenu de ce qui charmait ou inquiétait son enfance, de ce qu'elle aimait ou regrettait, et c'est bien vraiment la Chanson de l'Enfant qu'il a voulu nous donner. Voilà le trait distinctif de ce livre, celui par où on peut le dire nouveau dans la littérature poétique. — lin critique pensait qu'il ne faut tenter que les livres nécessaires. Celui-ci méritait d'être entrepris.

« La Chanson de l'Enfant, dit M. Francisque Sarcey, est un livre que toutes les mères auraient dû lire. » M. Jides Levallois y aime « un fond de tendre humanité. »

George Sand écrivait à l'auteur, sur la fin de sa vie : « Votre livre est très touchant et très

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