‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 10 sur 303 · La France, proprement dite llle-de-France · texte numérisé non relu

La France, proprement dite llle-de-France

écrit en deux mois ni en trois. Là se trouve toute Provence et tout Viennois ; [290] des ports1 d'Italie jusqu'au dessous de Rodez, tous ensemble y vinrent pour le pardon qui est grand; bannières hautes, ils marchaient serrés. Ils ne croient trouver en Garcassais personne [qui leur résiste] ; ils croient prendre Toulouse, mais elle a fait sa paix. [295] Ils prendront Carcassonne, disent-ils, et l'Albigeois. Par eau , en bateau, ils font porter leur bagage (?) et tous les vivres et le reste de leur équipement. Le comte de Toulouse va à leur rencontre9, car il leur a bien promis de marcher dans l'ost avec eux. [300] Une autre armée de croisés vint de vers l'Agenais, mais non pas si nombreuse que celle des Français ; ils étaient partis de leur terre un mois plus tôt. Là est le comte Gui, un courtois Auvergnat 3 et le vicomte de Turenne 4 qui s'est fortement engagé [dans l'expédition], [305] l'évèque de Limoges5 et celui de Bazas*, et le bon archevêque de Bordeaux7, l'évèque de Cahors8 et celui d'Agde9, Bertran de Cardaillac10 avec celui (Bertran) de

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