‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 150 sur 303 · Cf. p. 222 n · texte numérisé non relu

Cf. p. 222 n

. 2. Le vers (4670) que je traduis ainsi est d'une construction qui laisse à désirer; aussi ne serait-il pas impossible qu'il y eût une lacune entre les deux hémistiches dont il est composé. Ou p.-è. corr. que en qiïom ?

3. c Antique » n'a guère de sens ici; il y aurait p.-é. lieu de corriger et ab rig, cf. 4717.

s'enflamme, le feu se répand en maintes manières, et s'éteint à grand'peine. Sur la belle place où la chatte se trouvait, des deux parts, les troupes se présentèrent en armes, et trompes et clairons commencent telles sonneries [4685] que la rive et le château en retentissent. Le premier entre tous Philippot ' se porta en avant, la tête baissée sous le heaume et brandissant Tépieu : ceux avec qui il se mesure, il les abat honteusement et les tue. Guillem de Bel-afar sortit au devant de lui, [4690] et lui donna un tel coup qu'il lui brisa l'écu, lui perça le haubert, et le porta à terre si violemment que le cœur lui creva. Frappé de toutes parts, il ne se releva plus : il perdit la vie, et son cheval y fut tué. [4695] Voici que viennent le comte, Gui, Amauri, Alain, Foucaut, Hugues et Aimeri * ; et des tentes sortit si grande foule que la rive et la plaine en sont couvertes. Lorsqu'ils s'avancent ensemble, la terre tremble sous leurs pas. [4700] Les habitants de la ville sortent à l'envi. Le vaillant jeune comte se précipite par la rue. Dragonet le rencontre, et lui saisissant la rêne , il s'écrie à haute voix : c Le c courage qui vous anime est bien fait pour garder t Parage et Merci, alliés ensemble! * [4705] Alors, le portail ayant été ouvert, ils sortent ensemble, avec les chevaliers bannis, chacun se poussant en avant, c Seic gneurs, » dit P. R. de Rabastens, c je vous dis

\ . P.-ê. le c Philippus de Goloen, » ou c Guoloen, > qui est témoin à plusieurs chartes concernant 8imon de Montfort (Molinier, Cotai. 93, 95), et qui est sans doute le môme que € Philipc pus Groulavanni , » châtelain de Carcassonne, témoin en mars 1242 (Molinier, Cotai. n° 49). Les chartes où j'ai rencontré ce personnage sont antérieures au siège de Beaucaire.

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