Cf. p. 259 n
[4246] cioiftABi connu lzs albigeois. 263
« serment contre vous ; et quiconque vous le fait croire c cherche à vous faire perdre le pays. Jésus-Christ, € Dieu vrai, sait bien de tout point ce. qu'il en est; c puisse-t-il nous protéger, lui et notre bonne foi ! — c [5035] Barons, » dit le comte, c vous m'êtes hos- « tiles et faites trop de discours. Jamais, à aucun « moment, depuis- que je vous ai conquis vous c n'avez eu souci de mon honneur ni de mon bien. » Puis il appelle Gui, Hugues de Laci, Alain, Foucaut, et Audri le Flamant1 : [5030] c Sire comte, * dit Alain , c il vous faudra un frein pour contenir votre c rancune et votre colère , car si vous abaissez Touc louse , vous tomberez si bas que jamais vous ne c reprendrez votre niveau. — Seigneurs, » dit le comte, c je suis ruiné au point [5035] d'avoir engagé c tous mes revenus et tous mes cens, et les hommes c de ma compagnie m'ont remontré que la misère et la « disette les pressent si fort que, si je manquais l'occac sion présente, je ne saurais plus que faire. Je veux € donc qu'on saisisse sur-le-champ ceux qui viennent c ici, [5040] et que sans retard on les mette au c Château Narbonnais. Les richesses et l'argent en « lingot seront appliqués à notre usage, jusqu'à ce c que nous soyons devenus plus forts et plus riches, € pour retourner en Provence.
c Nous irons en Provence quand nous serons c riches, [5045] mais avant nous ruinerons Toulouse c de telle sorte que nous n'y laisserons rien qui ait