‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 163 sur 303 · Sens fort douteux : le y. 5120 est probablement corrompu · texte numérisé non relu

Sens fort douteux : le y. 5120 est probablement corrompu

2. La comparaison avec la réd. en. pr. fait supposer ici une lacune; voir au 1. 1 la note sur le v. 5128.

3. L'église Saint-Remezi (Saint-Remi), dont le nom est conservé par une rue de Toulouse, appartenait depuis le commencement du xn* siècle à Tordre de Saint-Jean de Jérusalem ; voy. Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, IV, 367; cf. Du Mège, Histoire des institutions de Toulouse, IV, 470-1.

4. Jusaigas; la rue Jousaigues est perpendiculaire à la rue des Paradous, qui fait suite à la rue Saint-Remezi.

GLXXUI.

Pour faire face 'aux attaques et pour augmenter leur force1, et pour défendre leur droit et pour détruire leurs ennemis [51 50] parmi le feu et la flamme ils vont s' entreférir, et ils fortifient les barrières par des abattis. Les uns se battent, les autres éteignent l'incendie, tandis que d'autres vont vite saisir les Français qui tout d'abord s'étaient installés dans la ville. [51 55] Ces derniers étaient en grand effroi et en danger de mort. Les Toulousains vont les bloquer dans l'hôtel du comte de Comminges1, en sorte qu'ils n'en purent sortir. Le comte de Montfort crie, de façon à se faire entendre : « Barons, allons les tàter c d'un autre côté, [5160] topt droit à Saint-Étienne, c pour voir si nous pourrons leur faire du mal. » Et le comte s'élance avec eux, chargeant avec telle vigueur qu'à l'orme8 de Saintes-Garbes ils font trembler la terre. Ils débouchent par le plan de l'église4, mais sans pouvoir atteindre personne de la ville. [51 65] Les hauberts, les heaumes, les enseignes qu'on agite, les sonneries des cors et dès trompes, font retentir le ciel, la terre et l'air. Par la rue droite, juste en venant vers5 la Croix Baragnon, ils les char-

1. Per lor enantit; corr. pel lor ? car per lor est encore employé deux fois dans le vers suivant.

2. Cette habitation paraît avoir été située près du Château Narbonnais, voy. Du Mège, Bis t. des instit. de Toulouse, IV, 238-9.

3. c Au long i dans la réd. on pr., mais Yulmus Sanctarum Carbarum est mentionné en d'anciens titres, selon Du Mège, ouvrage cité, IV, 426.

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