Lacune, voir la note sur le v
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parage,. ou personne considérable qui viendrait à sortir de la ville, et se réfugier au dehors....1 [5520] « Sire comte, puisque Dieu vous a élevé et poussé, c comment ne prenez-vops point vengeance de vos c pires ennemis? car personne n'en eut jamais de € plus méchants. C'est pourquoi, que ceux qui restec ront soient mis à mort ou emprisonnés. » Gui de Lévi dit : c Gela me parait une folie : [5525] mettez c par la ville vos destructeurs. — Toutefois, » dit le comte, c je ferai autrement *. > Puis il leur envoya dire par ses parlementaires, habiles discoureurs, de lui donner force argent, pour racheter leur faute, et de payer avant la Toussaint. [5530] Et ils promirent, bien à contre-cœur. Puis il ordonne qu'on les enlève sans délai [de leurs habitations]3. Ils sortirent de la ville : c'était l'élite, la fleur, chevaliers, bourgeois, changeurs, escortés de [croisés] malveillants, en armes, qui les frappaient et les menaçaient, [5535] joignant aux menaces de» injures et des insultes ; les
1. Voir, t. 1, la note sur les vers 5519-20. Il est à supposer que l'ordonnance proclamée par les corneurs contenait une pénalité sévère, par exemple la confiscation des biens, à rencontre des personnes notables qui s'expatrieraient de Toulouse. Le discoure qui suit est celui d'un chef croisé qui conseille à Simon d'user avec toute rigueur de ses avantages, en punissant de mort ou de confiscation (sia mort* o encore) ceux de ses ennemis qui voudraient rester dans la ville.
2. Les vers 5525-6 sont obscurs, et p.-é. corrompus. On pourrait encore traduire : c Vous mettez par la ville ceux qui vous c détruisent, i c.-à-d. c vous vous faites tort à vous-même, » mais la suite (v. 5549 et suiv.) montre que destruxedors doit s'entendre de démolisseurs chargés de ruiner la ville.
3. Cette interprétation n'est pas très-sûre. Cependant je la préfère à celle de Fauriol : t il donne un second ordre de payer la c somme tout de suite, t
menant au trot1. Mais la peine, l'affliction, la poussière, la chaleur, la fatigue, l'angoisse, le péril, la colère, font que sur leurs visages les larmes se mêlent à la sueur, [5540] et que, de douleur, leur coeur se fend dans leur poitrine, et que leurs forces diminuent en même temps que croît leur dépit. Par la ville s'élèvent le cri, le deuil, les pleurs des maris, des dames, des enfants, des fils , des pères, des mères, des soeurs, [5545] des oncles, des frères, et de tant de personnes considérables qui pleuraient, c Eh Dieu ! » se disaientils l'un à l'autre, c quels maîtres cruels ! Seigneur, c comme vous nous avez livrés aux mains de bric gands ! Ou donnez-nous la mort, ou rendez-nous à c nos seigneurs légitimes! » Le comte de Montfort envoie ses ordres par tout le pays [5550] pour qu'il n'y reste ni homme, ni pioche, ni hoyau, ni pic, ni
', ni bon coin à fendre : que tous viennent au
comte et lui apportent leur concours pour détruire Toulouse qui est sans défense. Et il fait dire par tous ses agents [5555] que les démolisseurs aillent par toute la ville, et la ruinent de telle sorte qu'on y puisse entrer sans obstacle. Alors vous auriez vu abattre maisons à étages, tours, murs, salles, larges créneaux! on ruine toits, ouvroirs, [5560] parapets et chambres richement peintes, portails, voûtes, piliers élevés. De toutes parts sont si grands la rumeur, la poussière, le fracas , la fatigue, l'agitation , que tout en est confondu 3, et [5565] qu'il semble que ce soit
1 . Ou f comme des trotte à pied, i voy . plus loin la note dn t. 5956.