Fils du comte de Foix; il succéda à son père en
mage qui jamais ne seront réparés, ce fut la perte de Baset de' Montpezat1, l'un des défenseurs, homme de puissant lignage, et de haute parenté, [5675] de belle apparence, et de toutes façons accompli. Le comte maintint le siège jusqu'à tant que les assiégés capitulèrent, contraints par le manque d'eau à se rendre. Il conquit les terres en long et en large. Ensuite il se rendit à Posquières, où il accomplit sa mission9. [5680] Puis il détruisit Berniz8, à grand tort, où il tua force bonnes gens accomplis en vérité \ faisant l'aumône et cultivant la terre, et force bons chevaliers qui n'avaient pas été condamnés6. Puis il prit la Bastide6 et maint damoisel d'élite, [5685] à la suite
1 . Des villages de ce nom existent dans les Basses-Pyrénées, le Gard, le Gers, le Lot-et-Garonne, le Tarn-et-Garonne, mais il s'agit plus probablement du château de Montpezat dont les mines se voient encore sur la rive gauche de la Garonne, entre le pont de Saint-Martory et Mancioux, arr. de Saint-Gaudens ; voy. Du Mége, Hist. des inst. de Toulouse, IV, 28-30.
2. On complit so mandat. Gela veut dire qu'il prit ce château. P. de V.-G. : c Gomes obsedit quoddam castrum prope villam • Sancti Mgidii quod Postquarise nùncupatur : quo capto in brevi, c obsedit aliud castrum quod Brinicium appellatur; quod viril i ter c impugnans, potenter expugnavit, multosque de hominibus casc tri pro meritis patibulis suspendit » (Bouq. 408 d). Posquières était une seigneurie qui pendant une grande partie du xne siècle fut unie à celle d'Uzès (Vaissète, II, note 52). Le nom de Posquières a disparu, remplacé par celui de Vauvert, maintenant ch.-l. de c. du Gard.