‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 187 sur 303 · Le neveu de Gui de Montfort · texte numérisé non relu

Le neveu de Gui de Montfort

2. P. Cardinal disait de môme (Lai amaiTtlx qui encolpar la* vol) : c Les gens comprennent aussi peu ce que je dis que le chant du c rossignol; et pourtant ma langue n'est ni frisonne ni bretonne, f et je ne sais parler ni flamand ni angevin. »

3. C'est la première fois qu'il est question de cet individu.

peut bien s'émerveiller de ce qu'une ville sans défense peut ainsi nous résister. — Alain S » dit le

comte Gui, c vous vous rappelez bien comment les Toulousains nous vinrent implorant, et il parait que Dieu prête F oreille aux réclamations et aux plaintes, [6085] car onques le comte mon frère (tant il est dur et tyran!) n'a voulu leur rendre sa bienveillance, ce qui met le droit de leur côté. Et si son mauvais vouloir s'était modifié , nous ne perdrions pas Toulouse, et n'éprouverions pas un revers, car quiconque fait tort à ce qui lui appartient, [6090] son droit c'est de rester en perte1. Et, je ne croirais jamais , dût-on me le jurer sur les saints , que ce ne soit pas à cause de nos tromperies que Dieu s'est détourné de nous. Et il y a toute apparence que le mal s'accroît, car leur situation s'améliore, tandis que la nôtre se gâte ; [6095] car tout ce que nous avions gagné en dix ans peut se perdre de ce coup, si Dieu ne "nous vient en aide. > Après,

s'adressant à ses messagers : c Vous irez, » dit-il, c en Gascogne, y porter mes ordres au seigneur archevêque, à Âuch, qu'il se mette en route, et aussi à Guiraut d'Armagnac etkSalto (?)*, [61 00] qu'ils nous

1. H est singulier que la réponse de Gui de Montfort soit adressée à Alain de Rouci, quand l'interlocuteur est Foucaut. Faut-il supposer une lacune?

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