Location empruntée aux chansons de geste françaises
2. D'après P. de V.-G. ch. xv, Bouquet, XIX, 20 c, c'est dans l'église de la Madeleine qu'eut lieu le principal massacre : « usque ad septem millia de ipsis Biterrensibus interfecti. »
3. L'auteur ne s'était pas montré aussi absolu un peu plus haut, v. 253-5.
4. Il y a ici un vague souvenir des ravages exercés par les Sarrazins dans le midi de la Gaule au vin8 et au ix* siècle.
5. Mauvais cheval; j'emploie l'expression de l'ancien français.
6. C.-à-d. : bon gré mal gré, les forces (grands ciseaux) tondent le pré. Sur ce proverbe, qui est des plus fréquents en anc. frM voy. mes Rapports au Ministre, p. 173, note 7.
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xxn.
Les ribauds et leur roi pensèrent jouir de l'avoir qu'ils avaient pris, et en être riches à tout jamais. Quand on le leur eut enlevé, ils s'écrient tous d'une voix : [510] c Au feu, au feu ! » les misérables truands punais1. Alors ils apportent des torches aussi grandes
qu'un * La cité s'enflamme et l'effroi se répand.
La ville tout entière brûle, en long et en travers. Ainsi Raoul de Cambrai brûla et ruina [515] une riche cité qui est près de Douai8. Ensuite sa mère Alazais l'en blâma fort, et pour cela il la pensa frapper au visage. Quant ils sentirent le feu, chacun se retira en arrière ; alors brûlent les maisons et toutes les grandes salles. [520] Bien des casaques y brûlent, bien des heaumes et des gambaisons 4 qui furent faits à Chartres, à Blaye ou à Edesse, et nombre de bonnes robes qu'il fallut laisser. Et tout le moûtier brûla, qu'avait fait maître Gervais ; par le milieu il se fendit par l'effet de la chaleur, [525] et deux pans en tombèrent.
1. Ceci est éclairci par les vers 528-30. Les ribauds voulaient empêcher les croisés de jouir de ce qu'ils regardaient déjà comme leur bien.