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eux' les plus notables de la ville, chevaliers et bourgeois, et les capitouls. [6740] Ce conseil fut tenu au petit Saint-Sernin '. Le comte de Toulouse fit faire silence ; il rassemble ses idées, et leur dit : « Seigneurs, c j'adore Dieu Jésus-Christ, rendons-lui grâces de ce c qu'il nous aide et se range de notre côté ; [6745] de c ce qu'il nous a tirés de peine, de tristesse , de lanc gùeur. Il nous a envoyé ici une grande splendeur c qui nous a remontés, moi et vous tous. Lui qui est c saint et digne et plein de bonté, qu'il entende ma « plainte et prête l'oreille à ma prière ; [6750] qu'il con- € sidère mon droit, à moi pécheur qui lui appartiens ; c qu'il nous donne le pouvoir et la force, le courage € et la vigueur de défendre honorablement cette ville, c Et il est grandement temps qu'il nous défende de c mal. Par sainte Marie et par le saint Sauveur, [6755] « il n'y a baron ni comte, chevalier ni comtor*, qui ait, € pour faire un exploit ou pour s'enrichir, causé c dommage à une maison religieuse, ou à des pèlerins, c que je ne le fasse brûler ou pendre, ou sauter en c bas d'une tour 8. Et puisque Dieu m'a rendu la capic taie de ma terre, [6760] qu'il me prenne, s'il le veut c bien, désormais pour son serviteur ! » Le comte de Gomminges dit : c Ce conseil me plaît : Dieu et le c monde nous en sauront gré. Et si la sainte Église c et ses prédicateurs nous font mal ou dommage, c gardons-nous de leur en faire, [6765] mais prions
1 . Ainsi traduit Fauriel. Je ne vois pas qu'il y ait eu deux Saint- Sernins, un grand et un petit. P.-é. faut-il rapporter menor à parlament?