‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 212 sur 303 · Voy. le vocabulaire · texte numérisé non relu

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3. Pour ce dernier genre de supplice, cf. p. 243 fin de la note 2.

c Jésus, le père rédempteur, de nous donner auprès c du pape un avocat par qui nous puissions avoir paix c et amour avec la sainte Église. Du mal et du bien c qu'il y a entre nous et nos adversaires, nous nous c en remettrons à la connaissance et au jugement de c Jésus-Christ. * [6770] Les plus notables barons approuvèrent ce conseil. Le puissant comte de Foix, au teint frais, prit la parole après le comte [de Toulouse] , et dit : « Barons toulousains , écoutez mes c paroles : vous devez avoir grande joie, car tous vos c ancêtres [6775] ont été bons et loyaux envers Dieu « et leur seigneur. Vous avez honoré vous-mêmes et « eux , en faisant récemment épanouir une fleur qui c fait resplendir l'obscurité et paraître la clarté. Vous c avez ramené à la lumière Prix et Parage, [6780] qui c s'en allaient errant sans but par le monde. Eh bien ! < vous qui êtes vaillants , vous qui avez souffert, s'il c existe parmi vous un arbre mauvais, déracinez-le c et jetez-le au loin. Vous entendez bien où tend cette c parole : [6785] à ce qu'il n'y ait jamais entre vous c faux visage ni traître. Et puisque le comte Simon c nous menace et nous harcèle de ses coureurs, vous c avez besoin de chevaliers, et il vous en faut cherc cher au dehors, avec qui nous puissions anéantir Forc gueilleuse attaque qui nous menace1. » Dalmatz de Creixell dit : A bon entendeur [6790] on doit donner c de bons conseils , afin qu'il en choisisse le meilleur, c Maintenant que Dieu nous a rendu notre chef

1. Le but de ce discours, s'il y a lieu, ce qui n'est pas sûr, de serrer de près ces paroles un peu vagues, est de montrer aux Toulousains qu'ils ne peuvent se passer du secours des chevaliers du dehors, et par conséquent de prévenir des jalousies intestines.

[4246] CHOISADB GOIfTRB LES ALBIGEOIS. 345

suprême1, il est bien raison que vous nous aimiez de bon amour, car désormais vous pouvez être sans crainte au sujet de cette ville-ci, car nous sommes hommes à la défendre contre tous assaillants. [6795] Je suis venu de ma terre pour venger mon seigneur', et je me tiendrai dans la ville, sans aller ailleurs, jusqu'à ce que vous ayez cessé d'en faire la capitale ou que vous en ayez acquis une meilleure. » Roger Bernart dit : < Puisque d'un côté comme de l'autre nous sommes tous bien véritablement dans l'ardeur [de la guerre], [6800] que personne ici ne tienne ouverts boutique ni atelier, mais soyons tout le jour là dehors, au 3 et faisons des abattis et telles défenses que les sergents, les archers et les frondeurs, quand ils seront pressés de trop près, aient une retraite assurée. [6805] Les assiégeants sont durs à l'attaque, et quand leurs troupes d'assaut se présenteront, les dards et les flèches et les carreaux pointus leur tueront tant de monde, tant de bons chevaux que les corbeaux et les vautours s'en donneront à cœur joie. [6810] Et s'il nous vient des amis, des auxiliaires, nous irons combattre les assiégeants jusque dans leur camp, mais avec si peu d'armes4 il n'y a pas lieu d'attaquer. » Bernart de Gomminges dit : € Par peur de nous, € [6815] les Français, quoique vaillants guerriers et

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