‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 218 sur 303 · Cf. ci-dessus p. 43 n · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessus p. 43 n

2. La môme idée se retrouve dans une suite de dictons relatifs à diverses nations qui nous sont parvenus par différentes sources, et se rencontrent sous la forme d'hexamètres dès le xii* siècle. On y lit :

Vincere Frcmcigenis mos est, non sponte nocere.

l'échelle manque, [6925] il tombe à la renverse et reste à terre; n'étant pas bon seigneur, il perd ce qu'il gagne. C'est parl'orgueilfrançaisetpourdepetits exploits 1 que périrent en Espagne Rolant et Olivier. Le comte perd la terre parce qu'il est mauvais seigneur : [6930] il l'a conquise par la croix et le fer, du port de la Réole jusque là-haut à Viviers, sans qu'il en manque rien sinon Montpellier f ; il en prend les rentes, les marcs et les deniers, et ensuite il l'a livrée à des diables [6935] qui ne pensent qu'à maltraiter et à détruire le peuple. Et Dieu qui est saint, qui est digne, simple et vrai, entend bien les plaintes, et voit les actes qui se répètent ; et voilà pourquoi il nous a envoyé des compagnons qui nous font naître un suros dont nous n'avions guère besoin. [6940] Et puisque Toulouse a souffert maint mortel tourment, il n'y a pas lieu de s'étonner si elle a eu sa revanche. Et pour l'avoir soumise à des goujats et à des mendiants, le comte et nous tous en serons récompensés en ce que les nôtres auront leur affaire par les sentiers 8 ; — [6945] car celui qui dépouille, qui détruit, qui massacre les maîtres du sol, est

(Bodleienne, Digby 53, fol. 16, publ. dans mes Rapports au ministre, p. 179; Musée Brit. Cott. Vesp. b xiii, publ. dans les Reliquia antiqux de Th. Wright et J. 0. Halliwell, I, 5). — Et dans les Leys d'amors, II, 70 : Li France* sobrancejo. — La môme idée se retrouve dans une homélie de Raoul Ardent : « Si Gallus es, stude Gallis innatam superbiam superare. » (Migne, GLV, 1949).

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