‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 227 sur 303 · Cf. v · texte numérisé non relu

Cf. v

[4248] caowAM couru us albkuob. 363

€ ayant que paroles et sermons aient, fiyt tomber la * ville entre nos mains, coups, horions, plaies et c luttes auront appris à Dieu et au diable quelles c âmes sont bonnes. »

Tandis qu'ils parlent et déduisent leurs raisons, viennent par les places, piquant des éperons, [74 90] les barons de Toulouse battant et courageux : Guillem Unaut1, Guiraut*, Ugo Bos, l'habile Âmalvis, W. Àrnaudon , le preux Ugo de la Mote et son enseigne au lion vermeil, et les bonnes compagnies, tous jeunes et beaux à voir. [71 95] Leur enseigne était portée par l'habile Ugo de Ponton ; à la porte du siège3 flotte son pennon. Dans le camp, l'alarme et le tumulte retentissent ; toute l'ost en tremble d'un bout à l'autre. Ils crient à haute voix : c Sainte Marie, à l'aide ! » [7200] et ils courent prendre les armes et leur équipement. Tandis que le comte de Montfort s'arme avec les siens, par le champ, en dehors, commence le carnage; on tranche, on taille Normands et Bretons, si bien qu'Àrman Ghabreus y fut mis en pièces, [7205] et la chair, le carnage, les membres, les os, les bras, les jambes, les cheveux et les mentons, les poitrines, les corées, les foies, les reins, sont épars sur la place, par tronçons et quartiers. A ce moment sort par la porte le vaillant comte Simon, [721 0] ainsi que Hugues de

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