Voy. plus haut, p
362 cioiudi coniu lis almciois. [1M8]
Avec Pâques vint la douce saison. [7160] De l'ost sortirent Amauri, Gui, le comte, le cardinal, et maints autres barons, délibérant ensemble < ment : « Seigneurs, > dit le comte c dépense que je fais à ce siège, t compagnons. [71 65] Jour et nuil
< soucieux^ car je ne puis tenir i c distribuer mes dons1. La Chrét
■ déshonorée, quand des hommes sans armes nous € tiennent tète*. — Comte, » dit le cardinal, € ne « craignez point : [7170] j'ai fait partir tes appels à
< la croisade et les sermons; et à la Pentecôte, au « temps amoureux, la chrétienté viendra, la prcdi- « cation se. fera, et des terres étrangères il arrivera « si grande procession que de seules guisarmes, de e beaux chaperons, [7175] de chapeaux de feutre, de c gants, de bourdons de pèlerins, nous leur emplirons « les lisses, les fossés, les bas-fonds. Nous prendrons la « ville, et vous en recevrez la seigneurie, et les hommes
< et les femmes et les maisons nobles passeront par le
< feu et deviendront charbon. » [7180] Tous les barons V écoutent en silence, mais Robert de Beaumont lui fait une réponse mordante : a Par Dieu, notre cher
< père, ce succès-là il ne vous convient pas de nous
< en parler, ni de nous promettre de pardon : car,
< par Sainte Marie, mère du glorieux Jésus, [7185]