‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 230 sur 303 · Voy. p. 44 n · texte numérisé non relu

Voy. p. 44 n

3. Il serait fils de Gui de Lévis, d'après les vers 7257-8, s'il n'y avait à cet endroit quelque omission.

[4248] CEOISUJE GONTU US ALBIGEOIS. 365

lem Unaut pique son cheval vigoureux, frappe un chevalier et lui fausse le hoqueton ; la lance se brisa, et le tronçon y resta, Robert de Beaumont et Guillaume le bon...1 et frappa de sa masse, comme un vaillant chevalier. [7235] À ce moment, ceux de la ville, désireux de sortir, s'écrient à haute voix : c Barons, c poursuivons-les ! » Chevaliers , sergents, bourgeois, piétons, sortent des abattis et occupent la prairie, tandis que des deux parts la défense s'anime. [7240] Les cors, les trompes, les clairons, la rumeur, font retentir le fleuve et la ville, le Château et le ciel ; et là où les deux partis se rencontrent, la lutte s'engage. On crie Beaucaire ! Toulouse ! Avignon ! les épées et les guisarmes, les carreaux et les brandons, [7245] les lances et les masses, les pierres et les moellons, les dards et les haches, les piques et les bâtons, les flèches doubles % les petits carreaux des enfants, viennent de tant de côtés3, qu'il n'y a si courageux qui ne soit dans la crainte. [7250] Pierre de Voisins les frappe de bon coeur, et eux le frappèrent et l'abattirent à terre ; il laissa son cheval et revint aux siens. Pierre4 saisit le cheval par les deux rênes , s'écriant : « Toulouse ! barons, en avant ! » [7255] Il frappe un chevalier, lui fausse les enarmes6, et l'abat et le couche à terre si violera-

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