‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 242 sur 303 · Le fils de Simon · texte numérisé non relu

Le fils de Simon

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c en tel état que chaque jour je vois baisser mon c prix et ma valeur. Il n'y a que deux alternatives, c Dieu m'accorde la meilleure! [7730] c'est, par c Sainte Marie de Rocamadour, que la ville me tuera, c ou c'est moi qui les tuerai! — Comte, » dit le cardinal, c le Dieu que j'adore sait bien où est le c droit et qui sont les pécheurs. >

La veille du dimanche, fête sacrée [7735] où Dieu donna aux apôtres clarté et splendeur, le comte Simon se lève de bon matin, à l'aube, avec sa belle compagnie et ses éclaireurs, pour détruire les vignes et les autres cultures, et occupe les champs du côté de l'orme de l'Oratoire1. [7740] Les barons de la ville, grands et petits, qui sont exercés aux armes et bons combattants, courent à l'envi garnir les abattis et tout le tour de la ville. Chevaliers et bourgeois, Brabançons bons guerriers [7745] et le vaillant peuple prêt au combat, sergents solides, dardiers et frondeurs, occupent les jardins et les vignes, les chemins et les places, et le beau champ de bataille. De part et d'autre on se rapproche ; [7750] les cris, les trompes, les cors, les tambours, l'éclat des heaumes, l'or s'alliant au blanc, affermissent les cœurs et accroissent la hardiesse : on voit venir ensemble, comme les feuilles avec les fleurs, l'orgueil, la cruauté, en même temps que les cavaliers ; [7755] et le ciel et la terre, l'air et la brume, frémissent et retentissent au son de l'acier. Les barons de Toulouse, témoins de

1. P.-é. l'oratoire du crucifix de la porte de Montoulieu, qui selon Gatel (Mémoires de Vhist. du Languedoc, p. 193) se trouvait, encore au xvr» siècle, a dans le fossé de la ville, joignant la porte de Montolieu qui est du costé des faubourgs. »

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ce tumulte, commencèrent la lutte, pour se défendre, pour repousser l'assaillant, [7760] et sur la belle place, devant Saint^Sauveur*, entre les deux partis recommence la guerre.

Nesle1, Aubert de Chauderon, [7770] Jofroi de la Trene (?), Rainier d'Àubusson, Jean de Béni*, Rainier de Rançon3, Pierre d'ËBOorailles4, Tibaut d'Orion5, Gervais le Ventru, Gillebert Maubuisson, Robert de Beaumont6, Robert de Ghalon, [7775] Robert de Piquigni, Robert de Chinon, Raoul de Poitiers, Giraut de Lansson7, Raimbaut de Trie8,

pièces pour faire suite ou cartulaire général de r Yonne, publié par la Société de l'Yonne, sons la direction de M. Quantin, Sens, 1873, charte 177). En 1234 il faisait partie du conseil qui, sous Thibaut le Chansonnier, administrait la Champagne (D'Artois de Jubainville, Hist. des comtes de Champagne, IV, 568). Le dernier acte connu de lui est de mars 1240 (Teulet, Layettes, n* 2861). Peu auparavant il avait manifesté l'intention de se rendre en Terre- Sainte (D'Arbois de Jubainville, Hist. des comtes de Champagne, V, 365-6, n* 2479, acte du 6 oct. 1238). Son sceau dans Douêt d'Arcq, Collection de sceaux, n° 2777.

1. Arr. de Péronne. On sait, par un acte de 1215, que R. de Nesle était frère de Jean, sire de Nesle et châtelain de Bruges, et gendre de Barthélemi de Roie, chambrier de France (Delisle, Cat. des actes de Pk.-Aug. n« 1515). Il fit partie de l'expédition du jeune roi Louis en Angleterre (Hist. des ducs de Normandie et des rois d'Angleterre, p. p. Fr. Michel, p. 166).

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