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6. Nom (Bernart, Bertran?) et surnom trop fréquents pour qu'on puisse proposer une identification bien probable, c Bernardus de Sancto Martino » est poursuivi, entre 1244 et 1247, pour avoir donné des aliments à deux femmes vaudoises (Registre de l'inquisition de Toulouse cité par Belhomme, Mém. de la Soc. archéol. du midi de la France, VI, 129).
piques, masses, brandons, guizarmes, pierres, haches, javelots, flèches, carreaux, massues pleuvent de toutes parts, de sorte que les hauberts, les heaumes, les écus, les arçons, [7805] les insignes admirables, les bordures, les boutons, les chevaux, les tresses, For, le ciclaton, étaient rouges de sang. Tels furent la noise, le bruit, le tumulte, que beaucoup de ceux de la ville rentrèrent à la dérobée, [781 0] traversant les fossés de la ville avec de l'eau jusqu'au menton ; les autres, cependant, combattent au dehors dans le champ, habitants de la cité ou du bourg, archers et gens de pied, et tuèrent dans la vigne Guillaume Ghauderon1. Des deux côtés on se bat sur son corps. [781 5] Sicart de Montaut* résiste avec énergie : carreaux, lances, écus, heaumes, chevaux, épieux, sont plus serrés que piquants de hérisson. Pourtant les assiégeants enlèvent de vive force le corps [de Guillaume]. [7820] Mais une gent étrangère, Blaventins8 et Bre-
1: Ce personnage m'est d'ailleurs inconnu; je ne sais s'il était de la famille de Jean Ghauderon qui fut, dans la seconde moitié du xm9 siècle, connétable de la principauté d'Achaïe; voyez Buchon, Recherches historiques sur la Principauté française de Morée, I, 152 n. 3, et l'index onomastique du môme volume.
2. On a vu paraître, aux vers 5755 (voy. p. 297, n. 2), entre les partisans du comte de Toulonse, un Rogier de Montant; je ne saurais décider s'il y a lieu de rattacher à la même famille le Sicart de Montant, partisan de Simon -de Montfort, qui figure ici et plus loin, v. 901 1 . Un c Sicardus de Monte alto » est témoin en 1230 à un acte de Raimon VII (Teulet, Layettes , n» 2079) ; en 1245 il est chargé par ce prince d'une mission importante et qualifié à cette occasion de c dilectus ac fidelis noster » (Bibl. de V École des chartes, 2, H, 191-2).
3. Les a Blaventi • du v. 7820 ne paraissent pas différents des c Blauotini ioui Bloetini », Flamands du pays de Fumes, sur
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tons, viennent par le champ, sans armures et féroces, portant feu et paille et torches et tisons, ils courent vers la ville en criant Graon ! Du côté de la ville, sergents et damoiseaux les reçurent [7825] à grands coups, et le comte s'en retourna avec la foule.
Le jour de Pentecôte1, lorsque les bourgeons percent, le comte ouït la messe et puis entra en un pavillon, [7830] avec le cardinal et l'abbé et l'évèque plein de malice, avec Amauri [de Montfort] et Bouchart ' et son frère Gui8, Alain, Foucaut et les autres barons. Seigneurs, » dit le comte, c j'ai bien droit et raison de vous mettre en demeure, vous et tous les autres, [7835] afin d'arriver à reprendre Toulouse et les barons qui y sont, et je prie Dieu de me la rendre ou de me donner la mort, car ils m'ont mis au cœur tristesse et anxiété, tellement que je ne les puis combattre et ne sais où j'en suis. Et je ne puis supporter la grande dépense, [7840] car mes soudoyers m'ont dit non, ainsi que les compagnies, parce que je n'ai pas de quoi leur donner. Mais, si vous m'en voulez croire, je vous donnerai bon conseil. Je fais faire une chatte telle qu'on n'en a pas fait d'aussi bonne depuis le temps de Salomon : [7845] elle ne craint trébuchet, pierrîer ni pierre taillée, car les plates-formes, les ailes, la maltresse
lesquels yoy. Du Gange, Blayotini. Ils sont bien distincts des Brabançons (Braiman, Braimariso), lesquels sont à la solde des Toulousains; voy. ci-dessus, p. 59 n. 2.
1. Le lendemain de l'attaque qui vient d'être contée; cf. v. 7734-5.