‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 247 sur 303 · La croix do Toulouse · texte numérisé non relu

La croix do Toulouse

2. L'auteur parait oublier qu'il a déjà annoncé l'entrée du jeune comte, tv. 7568-9.

[4248] CROISADE connus LIS ALBIGEOIS. 397

pont, que les Français avaient conquise d'abord, du plus haut créneau, l'enseigne tomba dans l'eau, et le lion tomba sur la grève, dont tous ceux de la ville forent remplis de joie. Pour recevoir le comte sortirent les chevaliers, [7925] les barons de la ville, les bourgeois, le viguier, les dames, les bourgeoises, brûlant du désir de le voir : il ne resta pas une fillette à la maison. Le peuple de la ville, tous, grands et petits, regardent le comte comme fleur de rosier. [7930] On pleure de joie et d'allégresse par les places, les salles, les vergers. Au milieu de la joie générale, le comte descendit au moutier de saint Sernin, qui est vertueux et miséricordieux. Jamais il n'aima ni ne rechercha la compagnie des Français1. [7935] Les trompes, les cors, les cris des hérauts, les cloches, les sonnettes, qu'agitent les sonneurs, font retentir la ville, l'eau et la grève. Et au milieu de cette joie cinq mille hommes sortirent; sergents et écuyers occupent la place; [7940] légers à la course, ils s'élancent vers le siège criant à haute voix : « Ici Robin, ici Gautier2 ! A mort, à c mort les Français et les porteurs de bourdons ! Nous c avons doublé les points de l'échiquier3, puisque Dieu

1. Le texte ne permet guère de décider si cette phrase s'applique au comte ou à saint Sernin. Fauriel a choisi la seconde alternative : la première paraît plus probable.

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