Cf. v
3. D'après P. de V.-C. (Bouq. 112 bc), le comte était en ce moment à la messe, et attendit jusqu'après le moment de l'élévation pour aller au secours des siens.
4. Tenhs e n«r«, que j'ai substitué à la leçon corrompue talie- »ert, donne un sens assez faible; il faudrait un mot signifiant lent, paresseux.
5. Sentorers, formé probablement sur santor. Cette parole semble se rapporter au fait signalé à la note 3.
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tué vos chevalier», vos mainadiers \ les meilleurs soudoyers, et là saut morts Guillaume et Thomas et Garnier,[8405]etSimondu Caire; Gautîeraétéblessé. Pierre de Voisins, Âimon*, Rainier* font tête à l'attaque et défendent les targes4. Et pour peu que l'embarras où nous sommes et la tuerie durent encore, jamais vous ne serez maître de cette terre. » [8440] Le comte tremble et soupire; il devient triste et sombre, et dit : c Au sacrifice! Jésus droiturier, donnes-moi aujourd'hui la mort corporelle ou la victoire M * Et ensuite il fait dire aux mainadiers, aux barons français et à ses soudoyers [841 5] d'accourir ensemble sur les coursiers arabes. Il en arrive bien soixante mille °, et le comte galope à leur tête, avec Sicart de Montaut et son portç-fenion, et Jean de Berzi, Foucaut, Riquier, [8420] et derrière eux la grande masse des pèlerins. Les cris, les trompes, les cors, les hérauts, le ravage des frondes, les coups des pierriers, semblent vent, orage, tonnerre, tempête, si bien que la ville et la grève en tremblent. [8425] Ceux de Toulouse furent saisis d'un tel effroi, que maints d'entre eux en tombèrent dans les fossés. • .\
1. Mcdnadas ne désigne pas ici les hommes de la mesnie d'un seigneur, mais des hommes (en général chevaliers) loués, comme l'espagnol mesnadero.