C.-à-d., comme précédemment, le fils du roi
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tète des autres. Il se mit en marche suivi de nombreux compagnons, car les montagnes et les plaines, les chemins, les sentiers sont remplis d'hommes et de femmes. Français, Berruyers, Flamands, Angevins, Normands, Champenois, [9330] Bretons, Poitevins, Allemands, Bavarois, envahissent le pays, et la foule homicide est si grande que Fost entière compte treize cent mille hommes1. Avec eux ils mènent des charrettes, des mulets, des bètes de somme, des pavillons, des tentes, des vivres, de l'argent. [9335] Ils marchèrent à petites journées, pour permettre aux retardataires de rejoindre. Le cardinal de Rome, les abbés2, les archevêques, les évêques, les abbés, les Templiers, les moines blancs et noirs, les chanoines, sont dans Fost au nombre de cinq mille. Tous ces clercs [9340] prêchent et ordonnent de tout massacrer. Point n'est merveille si l'épouvante s'empara des Toulousains quand ils virent les messagers 3. Les consuls de la ville envoient en toute hâte des messagers rapides et dispos [9345] aux barons terriers et à tous les hommes de guerre, que personne ne manque à l'appel, ni sergent ni archer ni vaillant chevalier ni aucun soudoyer, ni banni habitant les bois, ni aucun jeune homme4
1. Fauriel, dans sa traduction, ramène ce chiffre à trois cent mille, correction qui ne s'accorde pas avec la mesure du vers. D'ailleurs 300,000 est encore exagéré.
2. M. à m. § les prélats des moûtiers, » ce sont par conséquent des abbés, voir d'ailleurs Du Gange, prjelatus, 401 c. — L'auteur, composant avec sa négligence habituelle, mentionne de nouveau les abbés au vers suivant.