‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 284 sur 303 · Bernart VI, Gall. christ. VI · texte numérisé non relu

Bernart VI, Gall. christ. VI

4. M. à m. « avec ses saisis », ceux sur lesquels elle a exercé la saisie.

5. On a vu plus haut (p. 443 n. 3) qu'il avait fait hommage à Simon en 1216.

Roches, c votre avis sera suivi : le comte sera épar- € gné et échangé avec Foucaut 1 • »

[9305] Ainsi Ait épargné le comte avec quatre autres barons, et aussitôt le cri et le tumulte s'élèvent : on court vers la ville avec les armes tranchantes, et alors commence le massacre et l'effroyable boucherie. Les barons, les dames, les petits enfants, [9310] les hommes, les femmes, dépouillés et nus, sont passés au fil de l'épée. Les chairs, le sang, les cervelles, les troncs, les membres, les corps ouverts et pourfendus, les foies, les courées, mis en morceaux, brisés, [934 5] gisent par les places comme s'il en avait plu. Du sang répandu, la terre, le sol, la rive2 sont rougis. Il ne reste homme ni femme jeune ou vieux : aucune créature n'échappe, à moins de s'être tenue cachée. [9320] La ville est détruite, le feu l'embrase8. Peu après le roi4 se mit en marche pour aller à Toulouse.

CCXffl.

D'aller à Toulouse est venu désir au fils du roi de France, tellement que son héraut [9325] s'est placé en

1. L'échange eut lieu après la levée du siège de Toulouse; voy. Guiil. de Puyiaurens, fin du ch. zxxii. Le môme historien rapporte (ch. xxxm) que Foucaut et son frère Jean, ayant Tannée suivante (1220) recommencé leurs ravages dans le Toulousain, furent de nouveau défaits et pris par le jeune comte, qui les fit décapiter en juste châtiment de leurs crimes.

2. M. à m. « les marais ». Il s'agit sans doute des terrains bas qui avoisinent la Garonne.

Page 1