Traduit un peu au hasard; je n'entends pas costeners
2. Sur T c orgueil de France », cf. ci-dessus, p. 351 n. 2, et 415 n. 2.
3. Lacune. La correction proposée par M. Ghabaneau (Rev. des L rom. 2, 1, 363), eissan, au lieu de essems, donnerait un sens en soi admissible : « que tous sortent » ; mais on va voir qu'il n'est pas question de sortie.
4. C'est ainsi que traduit Fauriel ; acordans e garnens est une expression aussi obscure que vague.
5. Prendens (9456) m'est obscur ; je traduis comme s'il y avait prexens.
[4249] CROISABB GOIITEB LES ALBIGEOIS. 469
Dorde Barasc1, qui a prix et jeutiesse, Ârnaut de Montagut', courageux et vaillant, *B. de Roquefort3, Ârnaut4 Barasc, [9460] avec leurs beHes compagnies
1. C'était un seigneur du Quercy. Eu juin 1214 c Deodatus Barae » fait acte de foi et hommage envers Simon de Montfort, et l'autorise à ruiner les forteresses qu'il possède dans le Quercy, se réservant seulement celles de Beduer et de Lissac (canton de Figeac). Cet acte, analysé peu exactement par M. Molinier (Calai. n° 81), a été publié par Ghampoliion l'aîné dans la Charte de commune en langue romane pour la ville de Gréalou, en Quercy, p. 57. Le même opuscule contient, p. 49-50, une précieuse note de M. Lacabane sur la famille des Barasc. 11 y a dans les Chartes latines et françaises et en langue romane méridionale publiées pour V Ecole royale des Chartes, 4' et 5« fascicules, un accord, en langue vulgaire, passé en mars 1231 (anc. st.) entre Daurde, Arnal et W. Baras, tous trois frères. — Dorde ou Daurde, latinisé en Deo~ datusy est étymologiquement Deus-dedit, nom fréquent, surtout au Midi ; voy. Darmesteter, Formation des mots composés dans la langue française, p. 161 n. 2yCartul. de Saint- Victor de Marseille, index, aux noms Deusde et Deusdedit, etc.
2. Voy. p. 347, n. 2. Bernart Jordan de l'Isle avait un cousin de ce nom : voy. Vaissète m, 601.
3. Déjà mentionné au v. 4716. Ce nom et ce surnom sont trop communs pour qu'on puisse déterminer le personnage avec certitude. En 1203 c Guilhermus Rupefortis, Geraldus Rupefortis, t Bernardus Rupefortis î sont témoins à une vente faite par Bernart de Gapendu au vicomte de Garcassone Raimon Rogier (Doat, CLXIX, 111). En 1219 (n. st.) c fi. de Rupeforti > — celui-là identique selon toute apparence au B. de Rocafort du poème — est témoin avec Gentule d'Astarac (voy. p. 443 n. 3), Arnaud de Roquefeuil et Amalvis de Pestillac, à une charte de Raimon VI (Vaissète, III, pr. 255). En 1222 (n. st.) le même « B. de Rupeforti » est, avec Ot et Espan de Lomagne (ci-dessous, v. 9483), et Pelfort de Rabastens (ci-dessus, p. 183 n.), l'un des conjurateurs du jeune comte, lorsque celui-ci, ayant recouvré Moissac, jura d'observer un certain nombre de clauses proposées par les habitants de cette ville (Vaissète, III, pr. 271).
4. GuUlem, selon la réd. en pr., leçon'qui n'est pas inadmissible, car on a vu plus haut (note 1) que l'un des trois frères Barasc s'appelait Guillem, Arnal Barasc figure à côté de Daurde Barasc
pleines de hardiesse, occupent la barbacane du Bazacle. Guillem de Minerve1, homme d'expérience, Guillem de Bel-afar9 qui a valeur et sens, et avec eux Arnaut Feda2, occupent ensemble [9465] et tiennent en sûreté la barbacane comtale3. — L'habile Frotart Peire, aux belles manières, Bernart de Penne4, franc et large dépensier, Guillem Froter 5 et Bertran de Monestier6, plein d'ardeur, occupèrent vigoureusement la bardans l'acte de 4231 mentionné ci-dessus à la note 1, et de plus (« Arnaldus Barasc ») dans des hommages rendus au comte de Toulouse en 1234 et 1236 (Teulet, Layettes, n" 2316 et 2457).