Actuellement canton de Carcassonne
3. P. de V.-C. place l'arrivée de la dame de Montfort bien avant le siège de Minerve, vers le commencement du carême, c'est-à-dire dans la première moitié de mars (Pâques tombant en 1210 le 18 avril) ; selon le même auteur ce ne serait pas à Pennautier, mais à Pézenas, que la comtesse aurait rejoint son époux (ch. xxxiv).
4. Dans le texte le sujet n'est pas exprimé; mais je pense, contrairement au sens adopté par Fauriel , que le sujet est le comte et non la comtesse, parce qu'il y a au v. 1095 s' es mes et non s'es wusa; cf. aussi le vers 1105.
[1 1 05] Le comte de Montfort est entré au palais, et avec lui la comtesse et le reste des barons. Il s'assirent sur un tapis de soie ; Robert de Mauvoisin l qu'on y a mandé et Gui le maréchal furent côte à côte, [1 1 1 0] et Guillaume de Contre : en tout le vicomte [de Béziers] il n'y a plus riche homme ni de plus haute noblesse ; il était né en Bourgogne, selon ce qui me fut conté, à deux lieues de Nevers *. Ceux-là ont conseillé d'assiéger promptement le château de Termes, [1115] et beaucoup d'autres sages hommes furent de cet avis. Le conseil se sépara après une courte séance. Puis, s' étant un peu reposés et ayant dîné, tous ensemble sont revenus au conseil. Et le comte de Montfort est fort en
1 . Ou plutôt Robert Mauvoisin, Robert** Malus viànus, ainsi que le nomme P. de Y. -G. Il était du môme pays que Simon de Montfort dont il fut l'un des adhérents les plus dévoués. Il figure à diverses reprises dans les chartes relatives à l'abbaye de N.-D. des Vaux de Gernay (voy. le recueil pub. par MM. Merlet et Moutié, n» 148, 149, 150, 168, 201). Il fut chargé par Simon de remettre au pape la lettre dont il a été question plus haut (p. 50, note 1) : c'est lui en effet que Simon de Montfort appelle c dilectum et fidelem meum nobilem virum R. » On voit par P. de V.-G (ch. xxix) qu'il était revenu de cette mission avant le départ du comte de Toulouse pour son voyage en France et à Rome. L'importance de ce personnage est encore constatée par plusieurs lettres d'Innocent III en sa faveur (Innoc. epist. XII, czxvn, cxxvm, cxxx, cxxxi, cxxxiv, cxxxv). Voir aussi Vaissète, m, 183; Ménard, Ris t. de Nismes, 1, 266, et surtout A. Moutié, Ckevreuse, 2e partie, p. 235-8, dans les Mémoires de la Société archéol. de Rambouillet, t. m (1876). — On a de lui une ou deux chansons : voy. Histoire littéraire, XXIII, 753.