Voy. p. 10, note
6. C'est précisément le chiffre qu'accuse P. de V.-C. dans le passage rapporté ci-dessus à la note 1.
7. c Dominam etiam castri, quee erat soror Aimerici et hœretica « pessima, in putoum projectam Cornes lapidibus obrui fecit; innu- « merabiles etiam hœreticos peregrini nostri cum ingenti gaudio c combusserunt. > P. de V.-C, fin du ch. lu. — On sait que la peine de l'enfouissement était plus particulièrement appliquée aux femmes; voy. Du Gange, fossa.
car jamais homme du monde, sachez-le véritablement, [4560] ne l'aurait quittée sans qu'elle l'eût fait manger. Ce fut à la Sainte-€roix de mai, en été1, que Lavaur fut détruit comme je vous ai conté. Us (les croisés) firent avancer la chatte au fond du fossé, jetèrent les matériaux [pour le combler] ' et ont tellement creusé [1565] que ceux de l'intérieur se rendirent, étant pris et forcés. Là fut fait si grand massacre que jusqu'à la fin du monde je crois qu'il en sera parlé. Seigneurs, ils8 devraient bien par suite de cela s'amender, car je l'ai vu et ouï, et ils ont eu trop à souffrir [1570] pour n'avoir pas fait ce qu'ordonnent les clercs et les croisés ; à la fin Us le feront, lorsqu'ils seront dépouillés, ainsi que firent ceux-ci, et ils n'en auront point gré de Dieu ni de ce monde.
Quand Lavaur fut conquis, à ce temps [1575] se mit en marche le comte de Foix avec les siens; ayant en sa compagnie les hommes du comte Raimon,
1. Le 3 mai 1211. C'est aussi la date fournie par P. de V.-G. ch. ui.
2. Je rends comme je peux le mot périrait ; proprement ■ ce c qu'on apporte > perlractus. L'opération dont il est ici question est assez bien illustrée par ce passage de Guillaume de Puylaurens (chap. xxx) qui se rapporte au siège de Toulouse en 1217 : « Demum fuit consilium aedificare machinam ligneam, quam c vocabant catam, cum qua terram et ligna pertrakerent (le « pêrtraii) ad replenda fossata, quibus aequatis pugnam cominus i inferrent, et effractis clausulis ligneis insilirent » (Bouquet, XIX, 213 a).