Cf. ci-dessus, p. 86, note
4. De dins, 4872, peut signifier ou c dans le fossé », ou t ceux du dedans (les assiégés) ».
5. La conduite de Baudouin ressemble fort à une trahison, surtout si on considère les relations qui s'établissent entre lui et le comte de Montfort (voy. la tirade lxxvi). P. de V.-C., qui naturellement accorde à Baudouin les éloges les plus enthousiastes, raconte les mêmes faits avec beaucoup moins de détails (en. lit).
6. Jean le 8age, comte de Chalon-sur-Saône, ou son père Etienne, comte d'Auxonne? voy. Art de vér. les dates, II, 530.
[4244] cioisàdb goutu les auigiois. 93
défendre. Finalement il leur rendit le château, les vivres qui s'y trouvaient, du pain, du vin et du blé ; [1 690] et tous sortirent avec leurs armes. Ils jurèrent sur les saints évangiles de ne plus faire la guerre aux croisés de leur vie, et de ne plus soutenir la misérable gent mécréante. Et là-dessus les croisés1 abandonnèrent le château, et s'en retournèrent [1695] là d'où ils étaient venus.
L'ost retourne en arrière là d'où elle était venue ; ils prirent Rabastens*, Gaillac et Montégut3, — on les leur rendait par peur, — La Garde et Puiœlsi4 ; et puis sont venus [1700] ceux de Saint Ântonin, sans armes et sans écu, qui firent accord avec eux, en hommes avisés. La Guépie* et Puicelsi se sont livrés à eux6. Us ont conquis tout l'Albigeois, aussi loin qu'il s'étend. Et l'évêque [d'Albi7] , qui est preux et bon, si Dieu me vient en aide, [1 705] s'est en toutes choses bien
1. Le sujet de gurpiron (ils abandonnèrent) n'est pas exprimé : ce peut être c les assiégés » aussi bien que c les croisés ». Fauriel a adopté le premier sens ; mais le premier vers de la tirade suivante est en faveur du second.