Arr. de Gastelnaudah
2. Tarn-et-Gar., à quelques kilom. an sud de Bruniquel où résidait ordinairement le comte Baudouin (voy. ci-dessus p. 2, note, et y. 1713). On ne connaît de vicomtes de Montclar qu'au xne s. et après 1224 (Vaissète, II, 610, 611).
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craintes : était au nombre des routiers, il s'attend à mourir sur l'heure. Au dehors, parmi les assiégeants, était le comte d'Alos1. [1 660] Si Jésus-Christ n'y pourvoit, qui a pouvoir sur toutes choses, tous seront tués ou pris avant le coucher du soleil, car le château est faible, dégarni et privé de toute défense.
Les barons de l'ost font crier l'assemblée, [1665] que tous aillent ensemble combler les fossés; et
1. Ce personnage reparaît encore au v. 1878. On le voit alors quitter la croisade après la levée du premier siège de Toulouse. Dans le second cas Fauriel traduit, sans raison apparente, d'Alos par d'Alen. Il ne peut guère s'agir du comte à'Alott (Flandre orient.) Philippe, en môme temps marquis de Namur (voy. Butkens, Trophées du duché de Bràbant, H, 175), qui eût été plutôt désigné par ce dernier titre, et qui d'ailleurs ne parait pas avoir pris part à la croisade. Il faut écarter pour le même motif le comte de Los Louis II (Art de vérif. les dates, III, 142). Il y avait une seigneurie d'Alos qui au xv* siècle appartenait à une branche de la famille des Raimon Roger de Gominges (P. Anselme, II, 657 c); mais les seigneurs d'Alos, assurément fort obscurs au xiue siècle, n'avaient pas le titre de comte, et n'auraient sans doute pas marché avec les croisés. Un certain Pierre d'Alos figure, en 1200, dans la liste des croisés donnée par Robert de Glari (édition Hopf, p. 2), mais n'est pas mentionné par Villehardouin, de qui la liste correspondante (de Wailly, § 6) porte beaucoup de noms en commun avec celle de Robert de Glari. C'était probablement un personnage peu important. La difficulté d'identifier le comte d'Alos porte à croire que ce nom peut bien être corrompu. La réd. en pr. fournit une correction assez incertaine. Ici elle ne mentionne pas le comte d'Alos, mais au v. 1878 elle le remplace par le comte de Chalon. Il ne serait pas impossible que telle fût la vraie leçon, bien qu'on puisse s'étonner que le copiste ait fait deux fois la même faute.
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l'ordre donné, ce n'est pas cent hommes seulement que vous auriez vus : ils sont plus de dix mille, «erres en masse. Us dressèrent les pierrières, là dehors en un défilé; chevaliers et sergents leur1 livrent bataille; [1 670] mais le comte Baudouin, qui est preux et vaillant, se défend le plus qu'il peut avec ses chevaliers. Ils leur1 brûlèrent les matériaux3 dans le fossé4 avec le feu ardent, mais les assiégeants en jettent d'autres aussitôt. Jésus le tout puissant fit pour eux un grand miracle [1 675] en permettant qu'ils ne fussent pas pris tous à cet assaut. Le comte de Montfort était bien disposé en faveur du comte Baudouin, et beaucoup d'autres aussi ; à cause du bien qu'ils entendent dire de lui grand pitié leur prend 5. Pour les autres ils n'eussent pas donné la valeur d'une noix. [1680] Mais le comte de Ghalon ' fit un acte de grande courtoisie, en envoyant un croisé qui cria à haute voix : c Sire comte € Baudouin, venez avec sécurité, car monseigneur le c comte vous attend au dehors; tous les barons « désirent un accord avec vous. » [1685] Pourquoi allongerais-je le récit? Le comte sortit à ces mots, sachant bien qu'il n'avait plus guère moyen de se