Sur le Lers, à trois kil. au S.-E. de Toulouse
2. Il n'y avait assurément pas de roi ni dans l'une ni dans l'autre des deux années en présence. G. de Tud. a mal à propos introduit ici une locution fréquente dans l'ancienne poésie française; cf. v. 2216.
3. Bertrand, fils cadet du comte de Toulouse, f 1242. Fauriel a cru qu'il s'agissait d'un fils du comte Simon deMontfort, qui n'eut point de fils nommé Bertrand.
98 croisai)! coimi tes albigeois. [4244]
Seigneurs, l'ôst des croisés était fière et merveilleuse, dure et superbe. [1780] Ils passent l'eau de vive force et se dirigent vers Toulouse. Ni la peur ni rien ne les empêche de l'assiéger du côté où elle est le mieux fermée1. Il y avait dans la ville plus de gens (que dans l'ost). Si (seulement) ils eussent été aussi vaillants ! car de toutes les cités celle-là est la fleur et la rose ; [1 785] mais ces gens ne sont pas si hardis, si osés que les croisés, ainsi que le rapporte l'histoire, et ils le font bien voir.
Quand le preux comte de Bar eut entrepris l'attaque, ainsi que le comte de Ghalon et tous les autres ensemble, [1 790] ils portent d'abord avec effort vers le fossé les grandes targes de cuir bouilli pour qu'elles leur servent de protection contre les carreaux ; puis ils portent les matériaux2 qu'ils jettent dedans (le fossé) en courant. À cette vue ceux de l'intérieur sont remplis de douleur : [1 795] ils vont à leur rencontre et les frappent rudement, tellement que tant
4 . La ville ne fat point investie : t Obsessa est ex una parte « civitas, non enim sufficiebant nostri nt a parte alia obsiderent, • P. de V.-C. ch. i/v; mais il est bizarre que les assiégés aient précisément choisi le côté le mieux fermé. P.-é. pkts a-t-il été écrit an v. 4782 par anticipation (à cause du plus qui commenoe le v. 4783). On pourrait alors proposer mens dansa.