Comm. de Montgiscard, arr. de Villefranche
7. La prise des Cassés, mentionnée incidemment par G. deTud., n'est pas ici à sa place chronologique : elle eut lieu avant celle de Montferrand, racontée dans les tirades lxxh-lxxiv ; voy. P. de Y.-C., fin du ch. liii. L'historien du sire de Montfort ne fait point mention des habitants de Rocqueville, et n'évalue qu'à soixante environ le nombre des hérétiques que les croisés « cum ingenti c gaudio (cf. ci-dessus la note de la trad. sur le v. 1558) combusc seront ». G. de Puylaurens parait suivre P. de V.-C. en l'abrégeant et en l'adoucissant.
me conta Izarn, qui était alors prieur de tout Vielh Mores et de cette terre l.
Après avoir longuement séjourné dans le pays de Foix les hommes de l'ost, [1 890] y ayant fait tout le mal qu'ils pouvaient, détruit les vivres, le blé, la culture, se séparèrent au déclin du temps chaud. Le comte de Montfort se dirige vers Rocamadour ; l'abbé de Cîteaux demeure en couvent, [1895] dans le cloître, à Gahors, ne sortant pas, par crainte ; et je ne crois pas qu'il en fût sorti avant Pâques, s'il (le comte de Montfort) ne l'en eût tiré.
Les croisés partirent, comme je viens de vous dire, et le comte de Montfort s'est mis en route : [4900] il se rend à Rocamadour, car il l'avait promis *. L'abbé
1. Il est difficile de déterminer ce qu'était le Vielh Mores. L'identification proposée par M. Schmidt (Hist. et doclr. des Cathares, II, 313) avec l'abbaye de Vielmur (Vetus-murus), dioc. de Castres, se heurte à une difficulté phonétique. Fauriel traduit « Vieux- Muret iy ce qui ne signifie rien. Il est plusieurs fois question dans les actes de l'inquisition de Garcassonne de l'archidiacre Veteris Moresii (Doat, XXI, 41 v°, 154 v°), mais sans détermination précise. Toutefois M. A. Molinier me signale dans une bulle d'Alexandre m la mention d'un archidiaconé, Vetimorensis (ou plutôt Velerimorensis), faisant partie du diocèse de Toulouse, et qui est évidemment notre Vieilh Mores. Voici le texte : c ... archidiaconatum quoque a porta Narbonensi usque ad Garcasc sensé territorium, et alium Vetimorensem et alium ultra Garum- « nam, et alium a Garnensi villa que Brahai cognominatur.... > (Yaissète, II, pr. 587). La position des autres archidiaconés étant connue, on voit que celui de Vielh Mores était au sud ou au sud-est de Toulouse, sur la rive droite de la Garonne.
2. L'expédition faite dans le comté de Foix est plus pleinement racontée par P. de V.-G. (ch. lv). Au lever du siégte de Toulouse,
de Clteaux demeura, ce m'est avis, là dans Cahors, avec des barons du pays, et prie et requiert chacun de faire hommage au comte de Montfort, pour qu'il tienne la terre. [1 905] Il fait préparer et écrire ses lettres sur parchemin, qu'il envoie en Provence à tous ses amis. Quand le comte s'en alla, il partit avec lui ; en sa compagnie alla le preux comte Baudouin. Us couchèrent à Saint Ântonin, que plus tard ils ravagèrent1, [1940] et s'en vont à Gaillac.
Le comte de Montfort s'en retourne et couche à Saint- Antonin. Il s'en va vers Lavaur et passa par Gaillac, et puis à Garcassonne qui est là du côté de Laurac*. L'abbé s'en va à Albi et monte à Sais-
Simon se rend à Auterive, où il met garnison, et de là va à Pamiers. Des routiers s'emparent d' Auterive; mais peu après Simon reprend cette place et l'incendie. — De Pamiers il se rend à Varilhes (entre Pamiers et Foix), qu'il fait occuper. Il brûle le bourg de Foix et ravage pendant huit jours les environs de cette ville. Il revient à Pamiers où une députation du Querci le prie de venir à Cahors recevoir les hommages des seigneurs du pays. Il accepte et se met en route. A Gastelnaudari le comte de Bar, malgré les prières des croisés, quitte l'armée c in omnium oculis c vilis factus ». (Il n'est pas question du comte d'Alo du v. 1878.) Simon se dirigeant vers Cahors passe près de Gaylus (arr. Montauban) dont il brûle le bourg. Il fait son entrée dans Cahors, et après peu de jours se rend à Rocamadour où les Allemands qui faisaient partie de l'ost le quittent pour retourner en leur pays.