Cf. P. de V.-C, en. lxih (Bouq. 68 a
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éviter tout reproche. [2485] Ils savent bien que si le comte peut recouvrer sa terre et conclure un accord avec le pape, ou que si le roi d'Aragon est assez puissant pour vaincre les croisés et les repousser en champ de bataille, qu'alors il (le comte de Toulouse) les recouvrera sans nul retard. [2490] Dans ces conditions, ils ne veulent pas se faire occire et tuer. Des bourgeois d'Agen, qui les premiers se rendirent1, ils prirent cet exemple que vous m'entendez conter. De deux maux on doit toujours choisir le moindre*. B. d'Esgal a dit s : c Si tu passes par un sentier, [2495] et que tu c voies ton compagnon tomber en la fange4,.... et c si tu passes un gué, tu ne dois pas marcher le pre- « mier, mais tenir le milieu, de telle sorte que si tu c vois personne se noyer, tu puisses aussitôt revenir € sur tes pas. » C'est pourquoi, Dieu me pardonne ! ils ne sont point à blâmer, [2500] car leur garnison, sur laquelle ils devraient compter, Giraut de Pépieux et tous ses chevaliers, sortent du château au dehors, sur la grève : il dit qu'il n'y resterait pas pour or ni
4. G. de Tad. ne nous a rien dit de cette capitulation des habitants d'Agen, peu en accord avec les sentiments qui leur sont attribués au v. 1413. P. de V.-G. place cet événement avant la prise de Penne, c.-à-d. au commencement de juin 1212 : c Assuc mens igitur de militibus exercitus secum quos voluit, perrexit f Aginnum, exercitu in loco in quo erat ejus reditum expectante, c perveniensque Aginnum honorifice est susceptus. Insuper et c cives, cônstituente8 eum dominum suum, prsestito sacramento c fidelitatis, tradiderunt ei civitatem » (ch. lxui, Bouq. 63 a).