Le Roux de Lincy, Livre des prov. H
3. Nous ne savons rien de cet auteur, présenté ici comme moraliste.
4. Le sens reste interrompu comme s'il y avait une lacune après le v. 2495.
438 CROISADE CONTEE LES ÀLBIGEOI8. [4242]
pour deniers l et va occire et malmener ceux de
Moissac, [2505] et leur ville fut prise.
cxvm.
Je ne sais si ce fut péché qu'après la prise de Penne' les bourgeois de Moissac ne voulurent traiter en aucune façon, ou si l'accord n'eut pas lieu pour que justice fût faite 3 : ils ne croient point que de leur vivant la ville soit prise, [251 0] eux ni les gens de Toulouse qui étaient entrés dans la place et chaque jour les exhortent et les excitent. L'archevêque de Reims 4, revêtu d'une peau de gris, était assis dans sa tente sur un coussin noir. Avec lui le comte de Montfort et le chantre de Saint- Denis ; [251 5] la comtesse y était, assise en face d'eux, et maint autre baron placé à leurs côtés, et Guillaume de Contre, que Dieu aime et prise, et Pierre de Livron qui prie avec ferveur en église, et Lambert de Limoux5 qui porte, [2520] à cause de la chaleur, une chemise faite en Frise. Ces gens-là conseillèrent d'assiéger la ville, et y firent venir l'ost.
1. Même observation; voy. au t. I la note du v. 2502. Il faut sans doute suppléer que l'armée croisée, quittant Castel-Sarrazin, se mit en route. P. de V.-G. ne mentionne pas la reddition de cette place.