‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 95 sur 303 · Des marques dîstinctives pour se faire reconnaître · texte numérisé non relu

Des marques dîstinctives pour se faire reconnaître

4. J'adopte la traduction de Fauriel: je suis porté à croire que tendon qui ne figure pas dans Raynouard et dont on n'a pas d'ex, ancien en français (voy. Littré) est fautif. Rien dans la réd. en prose.

l'archevêque [de Reims] fut pris par quatre garçons l qui le tuèrent incontinent2.

[2570] Seigneurs, le combat fut merveilleux et grand, lorsque vinrent les Français, les Bretons, les Normands. Les routiers s'enfuirent alors et rentrèrent [dans la ville], et l'archevêque fut dolent à cause de son neveu. Le lendemain matin, avant tierce sonnant, [2575] arrivaient du côté de Gahors je ne sais combien de croisés. Ceux de Montauban, qui gardent les chemins, les assaillent au passage par derrière et par devant. La nouvelle en arrive aussitôt au siège : le comte Baudouin se revêt en hâte de ses armes, [2580] et tous ses compagnons s'arment promptement : Armant de Montlanart3, monté sur un bon cheval courant, et les fils d'Ugo del Brolh, qui sont preux et vaillants, les poursuivirent tellement de toutes parts, qu'ils y gagnèrent huit bons chevaux, dont un gris [2585] qu'eut un arbalétrier4.

1. On sait que ce mot a toujours un sens très-méprisant au. moyen-âge.

2. P. de Y.-G. ch. Lxni (Bouq. 66 s) : c In illo autem conflictu c quidam de adversariis sagittam dirigens, comitem nostrum in c pede vulneravit, sed et quendam juvenem de nostris, qui erat c nepos archiepiscopi Remensis, capientes, illum post se traxe-

• runt; quem occidentes et turpiter detruncantes, ad nos proje-

• cerunt. •

3. Il figure plus loin (y. 6368) parmi les défenseurs de Toulouse.

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