‹ La chanson de ma vieChapitre 52 sur 80 · LÉONORA · texte numérisé non relu

LÉONORA

Je lui fis savoir que je l’attendais à déjeuner le

Jendemain matin.

À quoi, elle répondit (février 1913) :

« Chère, Le voir ce soir me tient de tout. Mais déjeuner demain ? Je ne crois pas.

« J'ai dormi comme une brute pendant le voyage, mais parler et bouger est plus difjicile. Pourtant j'ai laissé dans ma chambre d'hôtel, en Italie, ma fièvre. Mais j'ai une stupide fatigue ! J'ai cherché ici ton programme, j'ai cherché à savoir si {u donnes La Passion, mais c’est toi qui l’a dans l'âme, en tout cas chez les libraires Miss Loehmann ne l’a point trouvée. J'attends ce soir avec la bonne anxiété du cœur. Donc demain déjeuner... Non, je ne peux pas. mais à 3 heures, si tu es libre, je pourrai ou te cher-

cher chez toi ou l’attendre chez moi, tu me répondras demain, ce soir ne pense qu’à ton travail. (La vie ! La vie !).

Page 1