FRANTZ-JOURDAIN
RACHILDE
Yvette Guilbert en Amérique.
Pour un monde neuf, c’est-à-dire encore plein d'enthousiasme et qui ne dénigre pas systématiquement ce qui lui plaît ou ce qu’il aime là-bas, elle a chanté les vieilles chansons de France, les vieux noëls, les rondes et tous les petits drames de gestes et de cris naïfs que les enfants se sont repassés les uns aux autres sans, paraît-il, les apprendre réellement de leurs parents. Cris de joie, cris de colère, cris de guerre ou cris de douleur, ils savent que tout arrive en tournant car le monde aussi danse une éternelle ronde !
Qu'est-ce que la vie d’un artiste ?
Un temps où l’on dépend des autres, Un temps où les autres dépendent de vous!
Yvette en est arrivée à ce temps où l’on choisù sa voie, et celle qui fut obligée, par le succès même, aux concessions plus ou moins vulgaires faites à un public de beuglant a dirigé là-bas le mouvement des foules vers les naïvetés et les beaux fabliaux de la France de jadis. Elle a montré ce que pensait notre pays quand son éducation délicate lui demeurait comme un parfum dont le souvenir traverse les âges. Elle s’est jetée dans ce monde trépidant comme on se lancerait pour un bain dangereux en pleine mer. Elle en ressort avec une fraîcheur de Jouvence, parce que les Américains, en dehors de nos néfastes
Re de de FR