‹ LA CHANSON DE ROLAND (volume 2)Chapitre 13 sur 61 · CHARLEMAGNE OU DE LA ROYAUTÉ. XLVII · texte numérisé non relu

CHARLEMAGNE OU DE LA ROYAUTÉ. XLVII

encore une erreur. Lorsque les Franks placèrent rAustrasien Pépin sur le parvis, ce fut la royauté barbare qu'ils relevèrent. Malgré son titre impérial, malgré l'organisation officielle calquée sur celle de l'empire, Charlemagne reste essentiellement germanique ( 1 ) .

Ce qu'il importe de contater, c'est que le Charlemagne de la Chanson de Roland appartient aux mœurs barbares. Ce n'est ni un césar romain , ni un khakan tartare. C'est un kœnig germanique, un pasteur du peuple., comme on appelle le roi dans le poÇme de Béowulf*

; B'abord, .le pouvoir royal, dans les idées des trouvères. de cette époque, émane encore conditîonneUement de !la nation. Ainsi dans la chanson dos. Enfances Guillaume, Louis le Débonnaire dit en recommandant son fils à Guillaume au Court Nez : • -

« Celui lairai itiés chastels et mes maroHeÉ^ « Et ma Gorone^ se li Françoiâ li laissent.

, Telle était Torigine de l'autorité royale, mais cette autorité, depuis la conversion au christianisme, était rendue inviolable par le sacre. D'un autre côté, elle n'é^t pas absolue, et c'est là encore une condition favorable à répopée>« Charlemagne, disent les auteurs de V Histoire littéraire (2) au milieu de ses ducs et de ses comtes, n'est que le prési-

(1) Ozanam^ tome 11^ page 341.

(2) Tome XXII, page 744.

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