TROISIÈME PARTIE Étude littéraire
I. INFLUENCE DE LA TRADITION. 1. La tradition frangaise. Ce que le poète a pu lui emprunter. — 2. La tyadition antique. Il n’est pas très assuré que le poète ait connu Virgile ni Lucain. Mais il-est certain qu'il avait lu la Bible. — 3. La tradition cléricale. Emprunts du poète aux textes liturgiques et aux Étymologies d’Isidore de Séville.
II. LA CONCEPTION DU SUJET. Difficulté de définir précisément l'originalité du poète. Indices que, tout en imitant, il gardait sa personnalité.
Le sens de son œuvre est révélé par l'étude des personnages. — Les Sarrasins. — Ganelon. Ce n’est pas un sombre traître. Comment il est amené à la trahison. Côtés héroïques de son caractère. Son châtiment est justifié par une certaine conception du devoir féodal : perdant Roland, il a trahi l’empereur. — Olivier. Il représente la sagesse unie à la bravoure. Son amitié pour Roland sert à faire ressortir des oppositions de caractère entre les deux héros. Si belle que soit l’attitude du personnage, le poète n’a pas voulu qu’on le préférât à Roland. — Turpin. Caractère religieux du personnage. Le poète a pourtant mis au premier plan ses vertus chevaleresques. Sens de cette intention, — Roland. Sa bravoure poussée jusqu’à la témérité. Son orgueil. Ii est responsable du massacre de Roncevaux. Il est sans remords. Ilest pourtant représenté comme le véritable héros, Exaltation de l'honneur chevaleresque. — Charlemagne. Son rôle dans l'épopée, Il est l’élu de Dieu. Le chef féodal et l’homme. Le caractère composite du personnage s'explique par le dessein de montrer la beauté du service qu’il reçoit de ses vassaux.
III. LE TRAVAIL LITTÉRAIRE, La composition. Unité profonde du poème. Justification de quelques singularités. Analyse d’un exemple. — Une conception particulière des fonctions du récit : l’auteur ne recherche pas les effets de surprise ; il exploite, pour provoquer l'émotion, l’atfente d'événements connus d’avance. — La description. L'élément pittoresque, Il est subordonné à l'élément psychologique. — La peinture des caractères. Le merveilleux n'empêche pas que l’action soit commandée par
les caractères. Ces caractères, l’auteur ne les analyse pas, mais les montre en mouvement. — La vecherche du pathétique et les moyens lyriques. Avant tout l’auteur vise au pathétique. Procédés qu’il emploie. La symétrie des motifs lui sert à mieux faire apparaître la signification de certains épisodes. Les laisses similaires : définition et exemples. Origine du procédé. Ses inconvénients : il ralentit la marche du récit et traduit assez mal le développement de l’action. Mais l’auteur en a tiré parti pour faire ressortir le côté émouvant de certaines scenes et imposer une impression déterminée. — Un art particulier. L'art . du poème est dissimulé. L’auteur ne procède pas par idées abstraites. Sa façon de présenter les choses est d’un dramaturge autant que d’un romancier. Elle n’en est pas moins riche d'intentions. Préjugés à écarter quand on en ADO LEEUITE 2 < so cem serbes ee dns rhene ce ee