‹ LA CHANSON DE ROLAND (volume 3)Chapitre 90 sur 173 · CCLXXXIV · texte numérisé non relu

CCLXXXIV

Thierri dit : « Pinabel, tu es un vaillant; tu es grand et fort, et ton corps est bien fait ; tes pairs te connaissent pour ta bravoure : renonce à cette bataille ; je te réconcilierai avec Charlemagne, mais il sera fait de Ganelon telle justice qu'on ne l’oubliera jamais. »

Pinabel dit : « À Dieu ne plaise ! Je veux soutenir toute ma parenté. Pas un mortel ne m'y fera renoncer. Plutôt mourir que de m’exposer à pareil blâme ! » :

Ils recommencent à frapper de leurs épées sur leurs heaumes ornés d’or et de pierres. Le feu en jaillit en l'air. Il n'est pas possible qu'ils se séparent : le combat ne peut pas finir sans mort d'homme.

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