‹ LA CHANSON DE ROLAND (volume 3)Chapitre 89 sur 173 · CCLXXXII · texte numérisé non relu

CCLXXXII

Les deux chevaliers sont à terre. Ils se remettent vivement sur pied. Pinabel est fort

agile et leste. Ils s’attaquent, ils n’ont plus leurs destriers. De leurs épées à la garde d’or pur ils. frappent et martèlent leurs heaumes d’acier : ce sont de grands coups, à fendre les casques.

Les chevaliers français sont remplis d'angoisse. « Ah ! Dieu, dit Charles, faites triompher le droit !»

CCLXXXTIII

Pinabel dit : « Thierri, renonce à ta prétention Î Je serai ton homme-lige, en tout amour, en toute fidélité ; je te donnerai de mes biens tout ce que tu voudras. Mais fais rentrer Ganelon en grâce auprès du roi! »

Thierri répond : «Je n’y veux pas songer ! Félon, si j y consens |! Que Dieu décide lequel de nous défend le droit ! »

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