‹ La Chanson de RolandChapitre 3 sur 68 · FRANCE · texte numérisé non relu

FRANCE

Cher Monsieur,

Je vous remercie Je voire beau livre.

Vous avez fait une œuvre scientifique, littéraire et patriotique, qui réalise un de mes vœux les plus chers et qui contribuera efficacement, je n'en doute pas, à for ti fer la conscience nationale en la retrempant à sa source.

Je suis très heureux de pouvoir croire, puisque vous le dites, que mes travaux vous ont été de quelque secours, et je m'associe de tout cœur à votre tentative de ressusciter et de rajeunir nos vieux poèmes trop oubliés., qui méritent de ne pas être lus seulement par les savants et de fournira tout notre peuple un élément vivifant.

Veuillez agréer, cher Monsieur, l'assurance de mes sentiments les plus distingués.

Gaston Paris '.

1. A la date du 19 juillet 1902, l'émincnl acndémioien a bien voulu autoriser la reproduction de la lettre ci-dessus, dans les termes suivants : « Je ne puis qu'être tris honoré de voir ma lettre sur le beau livre de M. Joseph Fabre figurer en tête d'une édition nouvelle... G. Paris. »

Pendant qu'il pousse la charrue Dans le creux du sillon fumant, Une dépouille est apparue Qui le saisit d'étonnement.

Ce sont des restes de cuirasse, Glaives rouilles, casques fendus, Crânes énormes d'une race Dont les enfants se sont perdus.

Le vent du soir passe et murmure; L'arbre frissonne au bord du champ; Les vieux débris, la vioille armure.

Brillent aux flammes du couchant.

Il rêve, il sent couler ses larmes; A-t-il bien là devant les yeux Les grands squelettes et les armes De ceux qui furent ses aïeux?

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