‹ La chanson de Roland: traduction nouvelle avec une introduction et des notesChapitre 60 sur 63 · LA GHA^SO|>^ P£ HO^^AND · texte numérisé non relu

LA GHA^SO|>^ P£ HO^^AND

Et le sang claip tomi^er sur Th^erbe verte.

Notre empereur lui dpi^ue ce conseil :

« Beau sire duc, chevauchez prè^ 4(3 iftoi.

a Mort est celui qui vous tint e^ détr^SS^ ; c( Au corps lui mis mon ép^e une fois. ^ Le duc répond : » Sire, je vous en cyois ; « Que je survive, ^Ij vou^ awea; profit, » Enspmblp ils vont par ftmow et ^^ foi, A Fentour d'eux sont vingt miQe Français :

Il n'est aucun qui ne frappe jet combatte. AOi.

LE COMBAT 9IS¥IEIi7 WCOBB I^US AGHABMB, 1^ GOMMENT OGI^B TU^ LE PO^TE-pDJ^OQN.

Et Baligant chevauche par le champ ;

11 va frapper le comte Guineman,

Gis est du Nayme?^ U ^ire^ de BaivieTjj Li bons el sicle que Charles a plus chier.

' (Agolani, vers 1473.)

Aussi Tempereup oonsultalt-il toujours Nayme, qui était souvent pris comme arbitre. Voir Hmn de BordçofiXj page .296^ \\ Gmfrsy» page 317. Aymon recommande à ses fils de le fréquenter :

Hantez toujours les bons^ so ferés que sachans Duc Naimes de Bavière et tous vous atenans.

{Us QwftriçFils Aymon^ vew 118.)

Contre le cœur lui firoisse Técu blanc,

De son haubert lui détache les pans ;

n a brisé deux côtes de ses flancs^

Et l'abat mort de son cheval courant.

Puis il occit Gibouin et Laurent,

Richard le vieux, le sire des Normands.

Payens criaient : a Précieuse est vaillante I

« Frappez, barons, nous avons bon garant. ]» aoi.

On voit alcam les chevaliers arabes, Ceux d'Occiant, ceux d'Argole et de Basde, Qui frappent bien de leurs épieux tranchants ; Mais les Français de fuir n'ont pas l'idée; 11 en meurt bien «t des uns et des autres I Jusques au soir la bataille est très-forte ; De francs barons il y a grand carnage ; Sera grand deuil avant qu'Os se séparent. A(H.

Y frappent bien les Franks et les Arabes, Brisent le bois et le fer des épieux.

Celui qui vit ces écus maltraités.

Ces blancs hauberts qui fréo3dr entendit, Et ces épieux sur les casques grincer ; Celui qui vit tomber ces chevaliers, Les gens crier et mourir sur la terre.

Grande douleur pourra se rappeler !

Cette bataille est très-forte en sou&ances.

L'émir payen réclamait Apollon

Et Tervagant et Mahomet aussi.

a Seigneurs mes dieux^ je vous ai bien servis !

<c D'or le plus fin je ferai vos statues. )> aoi.

Un sien ami, Gémalfin, vient à lui ;

Il apportait de mauvaises nouvelles.

<K Seigneur émir, vous étés maltraité :

« Avez perdu Malprime, votre fils,

« Et Canabeux, votre frère, est occis :

ce Deux des Français ont frappé ces beaux coups ;

« Leur empereur est l'un d'eux, m'est avis ;

« Grand a le corps, a bien l'air d'un marquis,

« Blanche a la barbe ainsi que fleur d'avril, d

L'émir payen tint son casque incliné.

Et son visage après se rembrunit,

Eut si grand deuil qu'il en pensa mourir.

Il appela Jangleu dit d'Outre-mer.

L'émir lui dit : « Approchez- vous, Jangleu :

a Vous êtes preux ; votre sagesse est grande ;

a J'aijdemandé vos conseils en tout temps.

« Que vous*paralt des Franks et des Arabes?

<c Donc, amx)ns-nousla][victoire du champ? »

Jangleu répond : <c Sire, vous êtes mort I

a Et tous vos dieux ne pourront vous sauver.

« Charles est fier et ses hommes vaillants,

Des Sarrazins retournent plus de cent.

Notre empereur réclame sa famiUe :

a Dites, barons, pour Dieu m'aiderez-vous? »

Répondent tous : a Faut-il le demander ?

c( Traître est celui qui de tout cœur ne frappe, i» aoi.

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