SOUFFLEUR
I K : /, ' /ùi te y r e m c n t.
Comme la brise de la nuit.
De huit heures jusqu'à minuit, Jadis mon souflle protecteur Kendit heureux plus d'un acteur.
Mais je ne souffle plus du tout, On me repousse de partout, A crever, je suis condamné, Sarah Bernhardt m'a débiné...
4<l LA CHANSON DES CABOTS
Voilà qu'on me supprime mon
Troulalaïtou ; Mon Dieu, quel horrible horizon,
Et zon, zon, zon, Moi qui me suis tant déridé.
Gai, lariradondé.
Quand un chanteur bafouilla
Larifla, fia, fia.
Adieu l'amour et le plaisir.
Moi qui contemplais à loisir
Des chanteuses les mollets ronds,
La cheville et les environs.
Ah ! dessous roses et soyeux,
Nids d'amour qui charmiez nies yeux,
Je ne vous verrai jamais plus,
Tous mes soupirs sont superflus!
LAMKNTATIONS D UN SOUFFLEUR
Il n'existe plus pour moi de
Troulalaïtou, Aisselles aux gentils frissons,
Et zon, zon, zon, Corsage vide ou débordé.
Gai, lariradondé, Adieu tout le falbala,
Larifla, lia, fia.
li des Folies- Boiit-de-bois Je suis chassé depuis un mois, Sachez que c'est la faute, hélas !
D'une simple fuite de gaz.
Quelqu'un a dit, pour mon malheur Cela sort du trou du souffleur.
Je voulus faire du pétard, Mais le régisseur sans retard
M'a dit : Cochon, ferme donc ton
TroLilalaïtou.
Et me mit hors de la maison,
Et zon, zon, zon, D'un coup de pied bien décidé,
Gai, lariradondé Que j'ai reçu juste là.
Larifla, fia, fia.
Bientôt, puisqu'il faut déguerpir, Je rendrai le dernier soupir.
On m'enterrera n'importe où :
Ce sera là mon dernier trou.
Vous qui connaissez mes malheurs Vous viendrez m'apporter des fleurs, Des roses principalement.
Car je les aime éperdûment...
LAMKNTAIIONS \)\'S SOl'KKLKUR i:^
Jetez-en des feuilles sur mon
Troulalaïtou, Cela tiendra lieu d'oraison,
Et zon, zon, zon ; De larmes venez m'inonder,
Gai, lariradondé, Pleurez celui qui souffla
Larifla, fla, fia.