L'ETOILE
chers poètes, je vous dis, Et même je fais mieux, je prouve Qu'au concert parfois on se trouve Transporté jusqu'en paradis.
C'est l'Eden aux nuits idéales : Dans un léger nuage gris, Parfumé de poudre de riz, On entend chanter des cigales !
On y voit des collections De points lumineux... ô délices !
Ce sont des yeux de spectatrices Formant les constellations.
Un immense jet électrique Dans un gros ballon englobé, Remplace la pâle Phœbé , Et sa lumière diabolique.
Sous ce beau ciel artificiel, Il pleut parfois des pommes cuites Ces averses n'ont pas de suites ; La rampe forme l'arc-en-ciel
Et dans cette voûte enchantée La grande étoile va rentrer...
Sa douce voix d'or va vibrer Plus claire que la voie . . . lactée.
I/KTOILK
Cette étoile, il faut qu'on l'admette Fuira bientôt ce firmament Pour un ciel de lit ! (Bon moment Pour se travestir en comète) !
L'HOiMME ACROBATE