‹ La chanson des CabotsChapitre 6 sur 31 · L'ETOILE · texte numérisé non relu

L'ETOILE

chers poètes, je vous dis, Et même je fais mieux, je prouve Qu'au concert parfois on se trouve Transporté jusqu'en paradis.

C'est l'Eden aux nuits idéales : Dans un léger nuage gris, Parfumé de poudre de riz, On entend chanter des cigales !

On y voit des collections De points lumineux... ô délices !

Ce sont des yeux de spectatrices Formant les constellations.

Un immense jet électrique Dans un gros ballon englobé, Remplace la pâle Phœbé , Et sa lumière diabolique.

Sous ce beau ciel artificiel, Il pleut parfois des pommes cuites Ces averses n'ont pas de suites ; La rampe forme l'arc-en-ciel

Et dans cette voûte enchantée La grande étoile va rentrer...

Sa douce voix d'or va vibrer Plus claire que la voie . . . lactée.

I/KTOILK

Cette étoile, il faut qu'on l'admette Fuira bientôt ce firmament Pour un ciel de lit ! (Bon moment Pour se travestir en comète) !

L'HOiMME ACROBATE

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