CHANSON DE LA. FRANCE
Qu'au retour de notre campagne, Nous boirons dans les jours heureux.
Lorsqu'un bon vent gonfle nos voiles, A l'avant, chantons, réunis, Sous la lune et sous les étoiles, La France, notre beau pays.
Chantons Paris, cœur de la France, Où peuvent trouver, plus qu'ailleurs, Le plaisir, l'amour et l'aisance Les intelligents travailleurs.
Lorsqu'un bon vent gonfle nos voiles, A l'avant, chantons, réunis, Sous la lune et sous les étoiles, La France, notre beau pays.
A l'Amiral Marquis
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8 Juillet 1898.
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Sur notre croiseur loin de France Nous aimons à chanter, le soir, Notre beau pays de Provence Que nous désirons tous revoir; Car sous la Croix du Sud qui brille Dans le ciel bleu tout étoile, Nous rêvons de sa brune fille A qui notre cœur a parlé.
Nous revoyons les grands platanes Près desquels nous causions l'hiver, Et les pointus et les tartanes, Louvoyant partout sur la mer,
Ainsi que les creux des montagnes Quand nous faisions parler l'écho Qui renvoyait â nos compagnes Leur si joyeux accent moco.
Lorsque, étendus sous la misaine, Nous regardons au firmament Zigzaguer dans la nuit sereine, Notre voilure et son gréement, Nous pensons souvent à la côte Où, sous un autre ciel d'azur, Au bord de la mer calme et haute, Nousnous grisions d'un amour pur.
Toulon, pays où la maîtresse Est agréable nuit et jour, Malgré notre rude caresse Broyant ses seins gonflés d'amour.
Toulon, si ce soir on te chante, Sous ce ciel tropical d'été, C'est que ta jeune femme enchante Nos doux rêves de volupté.
Et les pointus et les tartanes Louvoyant partout sur la mer.
A l'Amiral Touchakd
Hyrppe au paVilfor)
iO Avril 1891t.
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