‹ La chanson des cols bleusChapitre 6 sur 52 · CHANT DE GUERRE DES MARINS RÉSERVISTES · texte numérisé non relu

CHANT DE GUERRE DES MARINS RÉSERVISTES

ltr Décembre 1894,

Le Oonrçbat paVaI(1)

Mouvt de Marche

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rons la croû te, En ralliant lportet nos vais

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mesî Les matelots sont des ci to.yens Quinontpas

besoin qu'lesgen dar mes vien'nt les embarquer hffraiw

dans les trains. La guerr'Laguerr\La guerre L' nu

(1) Un pas redoublé pour Harmonies et Fanfares, portant le titre de Yann-Nibor-Marchc, a été composé avec l'air du Combat naval et celui de la Chanson du pas de route, par J. Farigoul, chef de la Musique des Équipages de la Flotte, à Brest. (Éditeurs : Evette et Schaeffer, 18, passage du Grand Cerf, Paris.)

LE COMBAT NAVAL

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.thurin nia craint guère, Car surterre ou sur léau II

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aim* risquer sa peau. Mais tant qui! est en vi e, Gare

à la gueule en n*mi . eî Aux bruits d Crio-crac

Mar.cheavec! Nos ca.nonspètnt sec.

Mathurins réservist', en route!

Tous les troupiers ont Y sac au dos.

Dans l'vagon nous cass'rons la croûte, En ralliant Y port et nos vaisseaux.

Quand Y pays entier crie : « Aux armes ! *> Les mat'lots sont des citoyens Qui n'ont pas besoin qu' les gendarmes Vienn'nt les embarquer dans les trains !

REFRAIN

La guerr' ! La guerr' ! La guerre !

L'mathurin n'ia craint guère,

Car sur terre ou sur l'eau, 11 aim' risquer sa peau.

Mais tant qu'il est en vie, Gare à la gueule enn'mie !

Aux bruits à" Cric-crac ! Marche avec ! Nos canons pèt'nt sec !

Pendant qu'nos cuirassés d'escadre Allum' en rad' tous leurs fourneaux, Nous nous hâtons d' compléter Y cadre, Heureux d'êt' redev'nus mat'lots;' Et dès qu'en ordre ils appareillent Pour s' foutre un coup d' torchon dehors, Les uns chauffnt dur et les aut's veillent, Tandis qu'on s'exerce aux sabords.

La guerr' ! La guerr' ! La guerre !

L' mathurin n' la craint guère , Car sur terre ou sur l'eau, Il aim' risquer sa peau.

Mais tant qu'il est en vie, Gare à la gueule enn'mie!

Aux bruits d' Cric-crac! Marche avec!

Nos canons pèt'nt sec !

LE COMBAT NAVAL 00

— « Amiral, l'enn'mi est en vue! »

— « Bon ! Marchons d'ssus à tout' vapeur ! Car il faut qu'avant la nuit v'nue,

Sur mer not' pays soit vainqueur! »

Viv' l'Amiral et viv' la France !

Hissons nos plus beaux pavillons !

Et foutons-lui à grand' distance Un' décharg' des meilleurs canons !

La guerr' ! La guerr' ! La guerre !

L' mathurin n' la craint guère, Car sur terre ou sur l'eau, Il aim' risquer sa peau.

Mais tant qu'il est en vie, Gare à la gueule enn'mie !

Aux bruits d' Cric-crac ! Marche avec Nos canons pèt'nt sec !

Vlâ qu' ça chauff ! Bas la ch'mis' de laine ! Et jusqu'à la mort battons-nous !

En v'ià deux qui coul'nt ! C'est d' la veine ! Sur d'aut's faut diriger nos coups.

Mais v'iâ leur amiral qu'approche !

Tâchons, mes vieux, de n' pas l'couler, Afin d'pouvoir crier : bonn1 broche!

Si nous l'faisons not' prisonnier.

La guerr' ! La guerr' ! La guerre !

L' mathurin n' la craint guère, Car sur terre ou sur l'eau, Il aim' risquer sa peau.

Mais tant qu'il est en vie, Gare â la gueule enn'mie !

Aux bruits d' Cric-crac ! Marche avec ! Nos canons pèt'nt sec !

Pour bien compléter not'victoire, Il faut qu' nos vaillants torpilleurs Cour'nt sur la mer chercher la gloire, Sous l'feu vif des plus forts pointeurs. Et, brav's devant la mélinite Ou la mitraill' de nos enn'mis, N'aient qu'un seul but : les couler d' suite, Pour chanter encore aux amis :

La guerr' ! La guerre ! La guerre !

L' mathurin n' la craint guère,

LE COMBAT NAVAL

Car sur terre ou sur l'eau, Il aim' risquer sa peau.

Mais tant qu'il est en vie, Gare à la gueule enn'mie !

Aux bruits d' Cric-crac ! Marche avec ! Nos canons pèt'nt sec !

A l'Amiral de Maigret

J^Uit? d'E^eadre

3 0.- luire 1805.

J^Uit£ d'Escadre

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bien é.toi lés, JVo tre superbe es . ca

dre Aux croi.seurs non voi . lés.

En na viguant sans bri se, Elle est,

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sous ses fa naux , Plus bel.le que Ve . ni

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Se Em bra .sauf

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MJITS DKSCADRE

J'aime à voir, dans le cadre Des cieux bien étoiles, Notre superbe escadre Aux croiseurs non voilés.

En naviguant sans brise, Elle est, sous ses fanaux.

Plus belle que Venise Embrasant ses canaux.

A l'avant, sur les plages, Par les fortes chaleurs, Les chants de nos villages Sont tous repris en chœurs Et, par les nuits sereines, Ces airs gaîment chantés Chassent toutes les peines Des marins attristés.

Car l'un pense à la belle Qui, le jour du retour.

76 LA CHANSON DES COLS BLEl S

Ne sera pas rebelle A son cœur plein d'amour.

Et l'autre à son vieux père, A sa femme, à ses gas, Qu'avec joie il espère Bientôt revoir là-bas.

Enfin, lorsque l'on quitte Ceux qui doivent veiller, Si nos cœurs battent vite Avant de sommeiller, C'est qu'on veut voir en rêve, Dès qu'on est endormi, Le vieux port et la grève Où, jeune, on a grandi.

Reprise pour finir :

J'aime à voir, dans le cadre Des cieux bien étoiles, Notre superbe escadre Aux croiseurs non voilés.

En naviguant sans brise, Elle est, sous ses fanaux, Plus belle que Venise Embrasant ses canaux !

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A l'Amiral Gigôn

BoUrlingUeUpç

2 Juin i896.

Bourlingueur?

Allegretto

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Nous ai mous la vi'qu'on mè ne Abord,

des grands cuiras ses . Si Tpre-juierjourde Ja

p JJ> J> JlA JJ^Ijpjj

s'niaLne Nous bour liii guoiis,haras ses, Ya p'tetr*

cett raison ma Jeu re D a voir tout 1'Diniancii iriiL.

gué, A.vec un' pe tit* ma.jeu.re Doutuot*

REFRAIN

corps est fa ti gué ..

Viv» lex er

p r jl i i ? j' M i r^

- ci ce Qui r'fait dnous des homm's forts .

BOURLINGUEURS

Viv» le ser vi ce Et l'iri-niaé'de nos

ÉËÊ

bords .

A vec Je jeu ne Quen

îT il faut su Lir,

On a 1 coeur

jeu ne Jus qu'au moment d'mou rir

Nous aimons la vi' qu'on mène A bord des grands cuirassés.

Si 1' premier jour de la s'maine Nous bourlinguons, harassés, Ya p't'-êtr' cett' raison majeure D'avoir tout l'Dimanch' bringue Avec un' petit' majeure Dont not'corps est fatigué.

REFRAIN

Viv' l'exercice Qui r'fait d'nous des homm's forts.

Viv' le service Et F trimag' de nos bords !

Avec le jeûne Qu'en mer il faut subir,

On a Y cœur jeune Jusqu'au moment d' mourir.

La nourri tur' qu'on nous donne Nous fout beaucoup d' réconfort ; Elle est sain', copieuse et bonne, Et nul ne s'en plaint à bord, Sauf les rar's aristocrates Qu'étaient p't'etr' dans leur pays Les joyeux p'tits marloupates Aux bell's dulciné's d'un louis.

Viv' l'exercice Qui r'fait d' nous des homm's forts !

Viv' le service Et l' trimag' de nos bords !

Avec le jeûne Qu'en mer il faut subir,

On a F cœur jeune Jusqu'au moment d' mourir.

BOURLINGUEURS 85

Nos officiers les pus chouettes

Vienn'nt le soir quand i's sont d' quart,

Ecouter nos chansonnettes

Pour rigoler à l'écart.

Comm' nous avons Tarn' sensible

A cett' flatteuse attention,

Nous enl'vons d'un' voix terrible

Ce r'frain pour leur distraction.

Viv' l'exercice Qui l'fait d' nous des homm's forts !

Viv' le service Et T trimag' de nos bords !

Avec le jeûne Qu'en mer il faut subir,

On a 1' cœur jeune Jusqu'au moment d' mourir.

L' jour du congé, 1' marin gouape Est heureux d'grimper dans 1' train Car, aussitôt qu'il dérape, Il pouss' joyeus'ment son r'frain.

Mais 1' jour de la prochain' guerre, Ce bougre-là, j'en suis sûr, Chant'ra gaîment comm' naguère, En partant pour s'cogner dur.

Viv' l'exercice Qui r'fait d' nous des homm's forts !

Viv' le service Et T trimag' de nos bords !

Avec le jeûne Qu'en mer il faut subir,

On a 1' cœur jeune • Jusqu'au moment d'mourir.

A François Coppée

La ÎJomafiee da Quart de Jiait

t$ Mars 189a

La Roroaqce du Quart de J^Uit

Quand iio__tre gros, se FJot I le Est

en ra de le soir, Et que la mer ck.

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ma te lot de quart Pen se à 1 heure cru.

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