CHANT DE GUERRE DES MARINS RÉSERVISTES
ltr Décembre 1894,
Le Oonrçbat paVaI(1)
Mouvt de Marche
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dans les trains. La guerr'Laguerr\La guerre L' nu
(1) Un pas redoublé pour Harmonies et Fanfares, portant le titre de Yann-Nibor-Marchc, a été composé avec l'air du Combat naval et celui de la Chanson du pas de route, par J. Farigoul, chef de la Musique des Équipages de la Flotte, à Brest. (Éditeurs : Evette et Schaeffer, 18, passage du Grand Cerf, Paris.)
LE COMBAT NAVAL
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.thurin nia craint guère, Car surterre ou sur léau II
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aim* risquer sa peau. Mais tant qui! est en vi e, Gare
à la gueule en n*mi . eî Aux bruits d Crio-crac
Mar.cheavec! Nos ca.nonspètnt sec.
Mathurins réservist', en route!
Tous les troupiers ont Y sac au dos.
Dans l'vagon nous cass'rons la croûte, En ralliant Y port et nos vaisseaux.
Quand Y pays entier crie : « Aux armes ! *> Les mat'lots sont des citoyens Qui n'ont pas besoin qu' les gendarmes Vienn'nt les embarquer dans les trains !
REFRAIN
La guerr' ! La guerr' ! La guerre !
L'mathurin n'ia craint guère,
Car sur terre ou sur l'eau, 11 aim' risquer sa peau.
Mais tant qu'il est en vie, Gare à la gueule enn'mie !
Aux bruits à" Cric-crac ! Marche avec ! Nos canons pèt'nt sec !
Pendant qu'nos cuirassés d'escadre Allum' en rad' tous leurs fourneaux, Nous nous hâtons d' compléter Y cadre, Heureux d'êt' redev'nus mat'lots;' Et dès qu'en ordre ils appareillent Pour s' foutre un coup d' torchon dehors, Les uns chauffnt dur et les aut's veillent, Tandis qu'on s'exerce aux sabords.
La guerr' ! La guerr' ! La guerre !
L' mathurin n' la craint guère , Car sur terre ou sur l'eau, Il aim' risquer sa peau.
Mais tant qu'il est en vie, Gare à la gueule enn'mie!
Aux bruits d' Cric-crac! Marche avec!
Nos canons pèt'nt sec !
LE COMBAT NAVAL 00
— « Amiral, l'enn'mi est en vue! »
— « Bon ! Marchons d'ssus à tout' vapeur ! Car il faut qu'avant la nuit v'nue,
Sur mer not' pays soit vainqueur! »
Viv' l'Amiral et viv' la France !
Hissons nos plus beaux pavillons !
Et foutons-lui à grand' distance Un' décharg' des meilleurs canons !
La guerr' ! La guerr' ! La guerre !
L' mathurin n' la craint guère, Car sur terre ou sur l'eau, Il aim' risquer sa peau.
Mais tant qu'il est en vie, Gare à la gueule enn'mie !
Aux bruits d' Cric-crac ! Marche avec Nos canons pèt'nt sec !
Vlâ qu' ça chauff ! Bas la ch'mis' de laine ! Et jusqu'à la mort battons-nous !
En v'ià deux qui coul'nt ! C'est d' la veine ! Sur d'aut's faut diriger nos coups.
Mais v'iâ leur amiral qu'approche !
Tâchons, mes vieux, de n' pas l'couler, Afin d'pouvoir crier : bonn1 broche!
Si nous l'faisons not' prisonnier.
La guerr' ! La guerr' ! La guerre !
L' mathurin n' la craint guère, Car sur terre ou sur l'eau, Il aim' risquer sa peau.
Mais tant qu'il est en vie, Gare â la gueule enn'mie !
Aux bruits d' Cric-crac ! Marche avec ! Nos canons pèt'nt sec !
Pour bien compléter not'victoire, Il faut qu' nos vaillants torpilleurs Cour'nt sur la mer chercher la gloire, Sous l'feu vif des plus forts pointeurs. Et, brav's devant la mélinite Ou la mitraill' de nos enn'mis, N'aient qu'un seul but : les couler d' suite, Pour chanter encore aux amis :
La guerr' ! La guerre ! La guerre !
L' mathurin n' la craint guère,
LE COMBAT NAVAL
Car sur terre ou sur l'eau, Il aim' risquer sa peau.
Mais tant qu'il est en vie, Gare à la gueule enn'mie !
Aux bruits d' Cric-crac ! Marche avec ! Nos canons pèt'nt sec !
A l'Amiral de Maigret
J^Uit? d'E^eadre
3 0.- luire 1805.
J^Uit£ d'Escadre
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bien é.toi lés, JVo tre superbe es . ca
dre Aux croi.seurs non voi . lés.
En na viguant sans bri se, Elle est,
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sous ses fa naux , Plus bel.le que Ve . ni
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Se Em bra .sauf
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MJITS DKSCADRE
J'aime à voir, dans le cadre Des cieux bien étoiles, Notre superbe escadre Aux croiseurs non voilés.
En naviguant sans brise, Elle est, sous ses fanaux.
Plus belle que Venise Embrasant ses canaux.
A l'avant, sur les plages, Par les fortes chaleurs, Les chants de nos villages Sont tous repris en chœurs Et, par les nuits sereines, Ces airs gaîment chantés Chassent toutes les peines Des marins attristés.
Car l'un pense à la belle Qui, le jour du retour.
76 LA CHANSON DES COLS BLEl S
Ne sera pas rebelle A son cœur plein d'amour.
Et l'autre à son vieux père, A sa femme, à ses gas, Qu'avec joie il espère Bientôt revoir là-bas.
Enfin, lorsque l'on quitte Ceux qui doivent veiller, Si nos cœurs battent vite Avant de sommeiller, C'est qu'on veut voir en rêve, Dès qu'on est endormi, Le vieux port et la grève Où, jeune, on a grandi.
Reprise pour finir :
J'aime à voir, dans le cadre Des cieux bien étoiles, Notre superbe escadre Aux croiseurs non voilés.
En naviguant sans brise, Elle est, sous ses fanaux, Plus belle que Venise Embrasant ses canaux !
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A l'Amiral Gigôn
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2 Juin i896.
Bourlingueur?
Allegretto
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Nous ai mous la vi'qu'on mè ne Abord,
des grands cuiras ses . Si Tpre-juierjourde Ja
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s'niaLne Nous bour liii guoiis,haras ses, Ya p'tetr*
cett raison ma Jeu re D a voir tout 1'Diniancii iriiL.
gué, A.vec un' pe tit* ma.jeu.re Doutuot*
REFRAIN
corps est fa ti gué ..
Viv» lex er
p r jl i i ? j' M i r^
- ci ce Qui r'fait dnous des homm's forts .
BOURLINGUEURS
Viv» le ser vi ce Et l'iri-niaé'de nos
ÉËÊ
bords .
A vec Je jeu ne Quen
îT il faut su Lir,
On a 1 coeur
jeu ne Jus qu'au moment d'mou rir
Nous aimons la vi' qu'on mène A bord des grands cuirassés.
Si 1' premier jour de la s'maine Nous bourlinguons, harassés, Ya p't'-êtr' cett' raison majeure D'avoir tout l'Dimanch' bringue Avec un' petit' majeure Dont not'corps est fatigué.
REFRAIN
Viv' l'exercice Qui r'fait d'nous des homm's forts.
Viv' le service Et F trimag' de nos bords !
Avec le jeûne Qu'en mer il faut subir,
On a Y cœur jeune Jusqu'au moment d' mourir.
La nourri tur' qu'on nous donne Nous fout beaucoup d' réconfort ; Elle est sain', copieuse et bonne, Et nul ne s'en plaint à bord, Sauf les rar's aristocrates Qu'étaient p't'etr' dans leur pays Les joyeux p'tits marloupates Aux bell's dulciné's d'un louis.
Viv' l'exercice Qui r'fait d' nous des homm's forts !
Viv' le service Et l' trimag' de nos bords !
Avec le jeûne Qu'en mer il faut subir,
On a F cœur jeune Jusqu'au moment d' mourir.
BOURLINGUEURS 85
Nos officiers les pus chouettes
Vienn'nt le soir quand i's sont d' quart,
Ecouter nos chansonnettes
Pour rigoler à l'écart.
Comm' nous avons Tarn' sensible
A cett' flatteuse attention,
Nous enl'vons d'un' voix terrible
Ce r'frain pour leur distraction.
Viv' l'exercice Qui l'fait d' nous des homm's forts !
Viv' le service Et T trimag' de nos bords !
Avec le jeûne Qu'en mer il faut subir,
On a 1' cœur jeune Jusqu'au moment d' mourir.
L' jour du congé, 1' marin gouape Est heureux d'grimper dans 1' train Car, aussitôt qu'il dérape, Il pouss' joyeus'ment son r'frain.
Mais 1' jour de la prochain' guerre, Ce bougre-là, j'en suis sûr, Chant'ra gaîment comm' naguère, En partant pour s'cogner dur.
Viv' l'exercice Qui r'fait d' nous des homm's forts !
Viv' le service Et T trimag' de nos bords !
Avec le jeûne Qu'en mer il faut subir,
On a 1' cœur jeune • Jusqu'au moment d'mourir.
A François Coppée
La ÎJomafiee da Quart de Jiait
t$ Mars 189a
La Roroaqce du Quart de J^Uit
Quand iio__tre gros, se FJot I le Est
en ra de le soir, Et que la mer ck.
- po te Au des- sous du Los» soir, L
ors.
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que la nuit est bel
Je. Le
P r pP;i J- fp ir pr f
ma te lot de quart Pen se à 1 heure cru.
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el 1« De son tris te de part