LA MARSEILLAISE DES BENOITS
V’l les fanand’s qui radinent.
Ohé! tas d°’ poch'tés, Les gonciers qui nous jardinent Ï’ s’ront vraiment j'tés.
Nous la r’levons rien qu’ dans P riche, Malgré nos rideaux.
Gare au bataillon d° la guichel!
C’est nous qu'est les dos.
Quand qu’on paie en monnaï d’ singe 4 Nous aut’ marloupins, A Les sal’s mich’tons qu’a pas d’ linge, On les pass” chez paings. à Et si la p'tit’ ponif” triche .
Su’ l’ compt’ des rouleaux, | Le Gare au bataillon d’ la guichel!
C’est nous qu’est les dos.
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Pour les vieux tendeurs qu’assomme Un’ ronfle à grippart,
On s”’ camoufle en p'tit jeune homme, En tant” figne-à-part.
Quand l pant’ à l doigt dans la miche, S’i n°’ casque pas gros,
Gare au bataillon d’ la guiche! | C’est nous qu'est les dos. :
Tra
Si nos doch? étaient moins vieilles,
Se. On les f’rait plaiser.
= Mais les pauv’ loufoqu’s balaient
| Les gras d’ nos laisées.
Quand qu’all rappliqu” à la niche, Et qu’ nous somm’s poivrots,
Gate au bataillon d’ la guichel!
C’est nous qu'est les dos.
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Bref, tout ça s’rait d’ la choquotte. ‘ Mais c’ qu'est triste, hélas!
C’est qu’ pour crever à coups d’ botte Des gens pas palas, On vous envoie en péniche À Cayenn’-les-eaux.
| V’l dans l bataillon d’ la guiche Comment craps’nt les dos.
CE
GUEUX DE PARIS
Vous savez, la p'tit’ cot’rie, L’ couplet d’à côté,
C’est d° la colle et d” la chierie La vrai vérité,
C’est qu’ les Benoiïts toujours lichent Et s’ graiss’nt les balots.
Vive eul bataillon d’ la guiche!
C’est nous qu'est les dos.
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