‹ La chanson des Gueux (volume 3)Chapitre 138 sur 194 · PUS À · texte numérisé non relu

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Dans sa pourpre qui ruisselle Flambe une longue étincelle, Rayon du couchant vermeil.

Afin d’égorger ma peine, Prends ma poitrine pour gaine, Poignard de soleil.

Le vin glousse une romance Dans les longs goulots.

Les flacons à large panse Versent des sanglots Le flot chantant diminue.

La bouteille toute nue Va tomber en pâmoison, Et dans ce cristal splendide, Comme moi sonofe et vide, Dort notre raison.

Tiens! je bois. Passez, muscade!

Toi, les doigts tremblants, !

Ton vin fuit et fait cascade | Entre tes seins blancs.

Comme il s’éparpille en route!

Au tétin rose une goutte

Forme un rubis rouge et clair,

Flacon qu’un joyau décore,

Je veux mordre et mordre encore

Ton goulot de chair.

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NOUS AUTRES GUEUX

Comme des bœufs à létable Laissant choir nos fronts, Mignonne, entrons sous la table; Nous y dormitons.

Loin du fauve éclat des lampes, Nous rafraîchirons nos tempes Dans les flaques du parquet, Et sur ta lèvre pâlie Je boirai jusqu’à la lie Ton dernier hoquet.

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