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Et fais-nous apporter des viandes, du jambon Rose comme une joue en fleur de miss anglaise, Et du roastbeef saignant. Frère, le sang est bon.
Et déboutonnons nos gilets tout à notre aisel
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Le saucisson non plus, frère, n'est pas mauvais. C’est l’éperon à boire. Ohél qu'on nous l'amène! Nous lutterons avec la ripaille, et je vais Enterrer son armée au creux de ma bedaine.
Et des femmes! Où sont les femelles, voyons ? Non pas de celles-là qu’on aime à perdre Pâme, Et dont les yeux sont des pièges à papillons Où le poète va se griller à la flamme;
Non! Mais bien celles-là dont les luisantes peaux Se tendent sur des chairs élastiques qu’on touche, Et dont les larges seins sont un lit de repos.
Tranquille où le désir rassasié se couche.
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Frère, veux-tu dormir sur ce bon matelas ?
Jusqu’à l’heure où le ciel est bleu comme du soufre Qui flambe, nous ferons un long somme, étant las. Nous ne rêverons point, car en rêvant on souffre.
hi Et demain, au réveil, nous serons frais et gais: re Nous aurons ce beau teint fleuri que l’on révère; He Nous chanterons; et quand nous serons fatigués, Nous recommencerons à vider notre verte.
> Et nous irons ainsi demain, après-demain,
A Toujours. Si quelqu'un dit que l’on se déshonore À ce jeu, nous ferons, en nous tenant la main, Âu nez de sa vertu ronfler un rot sonore.
L’honneur, c’est de bien vivre et d’être très heureux. Ventre libre, pieds chauds, cœur vide et tête froide. Au diable les prêcheurs rigides! Bren pour eux! C’est l'affaire d’un mort de se montrer si roide.
ee Nous, nous sommes vivants, et très vivants, mortbleu! Ma Nous trouvons le vin bon et les femmes bien faites,
hi : Êt nous ne voulons pas mettre un crêpe au ciel bleu, Re Ni penser qu’il y a des lendemains aux fêtes.
Quels lendemains, d’ailleurs ? La mott n’en est pas un. Ce n’est pas un coucher qui promette une aurore: C’est le retour d’un peu de rien au tout commun: Sous un aspect nouveau c’est de la vie encore.
NOUS AUTRES GUEUX
Mais voilà! Quelle vie? Est-ce ma vie à moi?
Non. Quand je serai mort, j’aurai fini ma vie.
Tu ris? Tu me crois soûl, n’est-ce pas! Et pourquoi? Ma phrase à La Palice aurait pu faire envie,
Soit! Mais ce La Palice était un incompris.
On à dit un grand mot en disant qu’un quart d’heure Avant sa mort. Tu sais le reste; il a son prix,
Et dit qu’il fait bon vivre avant que l’on ne meure.
Donc, frère, encore un coup, mangeons, buvons, baïisons, Vivons, pleins d’une faim de vivre inassouvie! Et quand la mort clora nos mâchoires, faisons Du hoquet de la mort un salut à la vie!
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