‹ La chanson des Gueux (volume 3)Chapitre 141 sur 194 · RUE PA · texte numérisé non relu

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ee Dévalons donc dans cette piole AR Où nous aquigerons riole, RE Et sans débrider nos pouchons.

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. GYy, marpaux, gy, nous remouchons 1e Tes rouillardes, et la criole

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RS - Qui parfume ta cambriole.

ht Ho! salivergnes et bouchons!

Et si tezig tient à sa boule, Fonce ta largue, et qu’elle aboule Sans limace nous cambrouser.

Nouzailles paîrons notre proie À ta marquise d’un baiser | À toi d’un coup d’arpion au proye.

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Dégager la doctrine philosophique contenue dans ce mot de Platon : & +1 üv ruyü.

(Sujet de dissertation latine.)

Faut-il tant penser? C’est sot

Et ça fait mal à la tête.

De Platon ; je tiens un mot

Qu’avec Platon je répète :

Bah! zut! 8 =: à TUYU)

À l’hasard de la fourchette!

Bah! zut! £ 1 à rvyà |

J” vas fourter mes doigts dans l pot.

Autrefois chez Paul Niquet Fumait un vaste baquet

Sut la devanture.

Pour un ou deux sous, je crois, On y plongeait les deux doigts, Deux, à l’aventure.

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Les mets les plus différents Étaient là, mêlés, errants, Sans couleur, sans forme:

Et l’on pêchait, sans fouiller, Aussi bien un vieux soulier Qu’une truffe énorme.

Faut-il hésiter ? C’est sot.

Risquons nos deux sous, Lisette,

De Platon je tiens un mot

Qu’avec Platon je répète :

Bah! zut! 8 51 &v svyül

À lPhasard de la fourchette!

Bah! zut! £ à ruy& |

J’ vas fourrer mes doigts dans l pot.

Que la vie est bien cela!

On pêche, on tire, et voilà Misère ou bombance.

Chacun n’a payé qu’un sou;

jun part à jeun, l’autre soûl.

Ainsi va la chance.

Au plus affamé parfois

Rien ne reste entre les doigts Qu’une asperge à l’huile.

Un vieux, qui n’a qu’une dent,

Au bout d’un tendon pendant Tire un os fossile.

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NOUS AUTRES GUEUX 223

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Faut-il en pleurer? C’est sot.

Que j'aie os ou vinaigrette,

De Platon je tiens un mot

Qu’avec Platon je répète :

Bah! zut! 5 x av ruyo!

À l’hasard de la fourchette!

Bah! zut! 8 51 àv svyo!

J” vas fourrer mes doigts dans l pot.

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Comme un autre j’eus mon jour Où je croyais à l’amour Sans fin et sincère. J'ai vu depuis ce que c’est.

Il dure le temps qu’on met À vider un verre.

Ta maîtresse, si tu veux, Sur un signe de tes yeux À tes pieds se vautre.

Vile esclave, à deux genoux Elle t’aime... Tournons-nous, Elle en baise un autre.

Faut-il en pleurer ? C’est sot.

La femme se vend. Achète!

De Platon je tiens un mot Qu’avec Platon je répète :

Bah! zut! 5 +1 &v ruyül

À l’hasard de la fourchette!

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Bah! zut! 5 +1 àv rvyül J” vas fourrer mes doigts dans l pot.

J'ai fait, quand j'avais quinze ans, Des rêves éblouissants Qui parlaient de gloire.

Dans ma tête j’avais mis Que j'étais grand; mes amis Me disaient d’y croire.

Aujourd’hui j'écris ces vers.

Ils vont droit ou de travers :

Lequel? peu m'importe.

Ca m'amuse qu’ils soient lus:

Mais à qui me promet plus Je ferme ma porte.

Faut-il en pleurer ? C’est sot.

Que je sois ou non poète,

De Platon je tiens un mot

Qu’avec Platon je répète :

Bah! zut! £- 0 rv/6 |

À l’hasard de la fourchette!

Bah! zut! £: 0) ru |

J” vas fourrer mes doigts dans P pot.

J'ai passé plusieurs hivers À lire en jargons divers

Plus d’un philosophe.

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