‹ La chanson des Gueux (volume 3)Chapitre 146 sur 194 · FLEURS DE BOISSON · texte numérisé non relu

FLEURS DE BOISSON

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À RAOUL PONCHON

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| Ouf! j’ai soif comme si je mâchais de la laine... ee Allons! donne l’avoine à mon gosier fourbu. ER Du vin! nous faut du vin! Je veux que mon haleine Eos Suffise pour soûler ceux qui n’auront pas bu.

+ Je veux qu’en me voyant le Panthéon recule, Craignant d’être écrasé par mon choc, et je veux

Faire ce soir le jour après le crépuscule, Grâce au soleil dont les rayons sont mes cheveux.

Qui par mon flamboiement vont être illuminés.

Allumera sa pipe aux braises de mon nez.

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Tiens! prenons l’omnibus, tout couvert de gens ternes

re Le vieux cocher, prenant mes yeux pour ses lanternes,

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NOUS AUTRES GUEUX

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De l’Odéon pensif aux tristes Batignolles

Nous irons. elle va la comète qui luit!

Chez le mastroquet gras qui vend des attignoles Nous boirons du vin doux qui fait pisser la nuit.

Nous pisserons, très beaux, très heureux et très dignes, Nous appuyant du front au mur éclaboussé,

Et les Batignollais verront un jour des vignes

Fleurir le long du mur où nous aurons pissé,

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