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Oh! quelle diabolique verve!
Plus vite! Plus haut! On s’énerve,
On souffre, on bäâille. Tout à coup
Ün rire de rage et de fièvre
Vient vous mordre au coin de la lèvre Et vous tordre le cou.
Car la voix, jetant un sarcasme, Etouffe dans un accès d’asthme | Ridicule, et le son pâmé | À l’air d’avaler des arêtes | Avec les étranglements bêtes | D'un chat enrhumé. |
Mais le fou sait jouer son rôle, Et, s’apercevant qu’il est drôle, Se met à pleurer et se plaint.
Cette plainte d’abord est telle Qu’une mouche qui bat de l’aile Dans un nez trop plein.
Peu à peu pourtant elle chante Sut une note si touchante | Qu'elle éteint le rire moqueur; | Et d’amères rancœurs remplie Sa navrante mélancolie
Vous va droit au cœur.
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GUEUX DE PARIS
Oubliant ce qu’on vient d’entendre, On s’apitoie, on devient tendre Pour le fou qui pleure toujours.
Nos peines ont été les siennes,
Et nous songeons à nos anciennes Et tristes amours.
Notre voix à sa voix unie
Chante la lente litanie
Du souvenir et du regret,
Chanson lointaine, monotone,
Et qui ressemble au vent d’automne Dans une forêt.
Et quand lé pauvre fou s'arrête, Et meurt en renversant sa tête Dans un sanglot original, Quand, tandis que la voix trépasse, Le De Profundis fait la basse
De l’accord final.
Quelque chose en nous se resserre, Une larme douce et sincère
De nos yeux pensifs a coulé;
Et l’orgue en s’en allant nous laisse La délicieuse tristesse D'un rêve envolé.
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